Marie-Marthe Paquin-Crête

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Marie-Marthe Paquin-Crête

Naissance : 1923 

Décès : 2006


Madame Crête

Pour la population de Saint-Herménégilde, "madame Crête", comme on l'appelait depuis son mariage, en 1945, était reconnue comme une femme de cœur qui prenait soin des autres avant de penser à elle.


Mariage

Marie-Marthe Paquin épouse Félicien Crête le 2 juin 1945 à l’église Saint-Marc de Coaticook.


Famille vers 1964

Mère de dix enfants, la porte de sa maison était toujours ouverte. Elle a aussi joué le rôle de famille d'accueil pour une centaine de jeunes sur une période de vingt ans.


Une femme fière

Mme Crête porte toujours un tablier agencé à ses vêtements et il lui arrive même d’oublier de l’enlever pour aller en ville faire ses courses.


Une vie consacrée aux autres

Marthe Crête est continuellement occupée et n’a pratiquement pas de temps pour sortir. Il lui arrive même de travailler la nuit pour des fabriques de vêtements. Elle va jusqu’à coudre des vêtements à la maison pour les autres familles de Saint-Herménégilde.


Femme de tous les métiers

Tout en jouant son rôle de maîtresse de maison, madame Crête trouve le moyen d’aider son mari sur la ferme en été et dans les champs de sapins en hiver. On l’aperçoit ici trayant une vache en 1966.


Une femme à la foi inébranlable

Madame Crête est une femme très religieuse. Chaque matin, Marthe Crête fait ses prières en se levant et chaque soir, elle récite le chapelet au complet en compagnie de sa famille. Elle est également présente aux célébrations qui ont lieu à l’église de Saint-Herménégilde.


Transmettre la foi des ancêtres

Avant son décès, Marie-Marthe Paquin-Crête donne la bénédiction paternelle, un rituel transmis à son fils Yvon lors du décès de son mari.  Cette bénédiction était cruciale pour elle. À son décès en 2006, elle est enterrée dans le cimetière de Saint-Herménégilde.


Marie-Marthe Paquin-Crête

Marthe Paquin naît le 5 février 1923 à Haverhill dans le Massachusetts aux États-Unis et décède le 31 juillet 2006 à Saint-Herménégilde. Née avec une maladie des os qui l’empêche de marcher dans son jeune âge, elle promet de consacrer sa vie aux autres si elle parvient à marcher un jour. Comme son vœu se réalise, elle est habitée par un souci constant du bien être des autres. Mariée à Félicien Crête en 1945, elle vit plusieurs déménagements au cours de son existence. Le couple Paquin-Crête s’installe à Saint-Herménégilde en 1952. Madame Crête met au monde dix enfants dans des conditions parfois précaires.

Elle s’engage dans une cause qui lui tient à cœur, les enfants. Entre 1970 et 1993, madame Crête accueille chez elle plus d’une centaine d’enfants des services sociaux. Militante et dévouée, elle n’hésite pas à tenter l’impossible pour ceux qu’elle aime. Comme beaucoup de personnes de son époque, elle reste une femme religieuse dotée d’une foi inébranlable en Dieu. Malgré la mort de ses deux jeunes fils, Mme Crête dit toujours: « Ça va bien ». On la reconnaît facilement au village, car elle porte toujours un tablier : dans une main un mouchoir pour s’essuyer, dans l’autre un chapelet pour prier et, bien sûr, des gâteries pour les enfants. Lorsqu’on passe près de sa maison, il n’est pas rare de l’entendre dire : « Viens-t’en l’eau est chaude! ». Comme quoi le café et la soupe sont toujours prêts pour l’accueil.

Ainsi, même si Mme Crête ne correspond pas aux critères généralement reconnus pour définir une célébrité, il n’en demeure pas moins que les gens de Saint-Herménégilde l’admirent et estiment qu’elle fait figure de pionnière dans leur municipalité.

Source : Mylène Urbain pour la TCCC, 2010