Thomas Van Dyke

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Thomas Van Dyke

Naissance : 1851

Décès : 1914


M. Van Dyke

Originaire du New Hampshire, cet entrepreneur forestier voyait aux intérêts d’une compagnie forestière propriété de son frère George. Alors que ce dernier demeura du côté américain, Thomas s’établit à East Hereford.


Affaires

Homme d’affaires très coloré, il participe activement au développement du canton d’Hereford, embauchant des travailleurs forestiers et des draveurs dont le fruit du travail se rendait en grande partie outre frontières.
En période de drave, les billots voyageaient sur les rivières Hall et Connecticut et pouvaient se rendre jusqu’à Boston.


Van Dyke log drive

C’est notamment le poids politique de son frère George, le « King of the Connecticut River » comme on le surnommait,  qui permit d’amener le chemin de fer dans la région. Il était le plus important capitaliste foncier du canton. À sa mort en 1909 il possédait plus de 10 millions de dollars


Maison de briques rouges

Un après-midi de novembre 1900, la maison, les trois granges, les abris et toutes les bâtisses de la ferme sont détruits par un incendie. Les pertes totales s’élèvent à 5 000$ environ. Thomas Van Dyke fera probablement reconstruire sur le même lot l’opulente maison de brique rouge que l’on retrouve sur la photo


Accident de George Van Dyke

Le 8 août 1909 le frère de Thomas Van Dyke, George, meurt dans un terrible accident. En train d’observer en voiture le déroulement de la drave du haut d’une falaise, le « Baron de la Connecticut River » et son chauffeur, font une chute de vingt mètres et s’écrasent au sol.


Thomas Van Dyke

Thomas Van Dyke naît en 1851 au Vermont et décède le 13 juin 1914 à Montréal. En raison de ses multiples implications, il devient un personnage marquant de l’histoire d’East Hereford. Originaire d’une famille de militaires yankee du côté maternel et de pionniers hollandais de la fondation de New York du côté paternel, il se lance comme son père bucheron et son frère aîné George dans le commerce du bois. Grand propriétaire terrien établi à East Hereford et exploitant forestier, il gère les chantiers l’hiver et fournit le bois au printemps pour les draves que mène son frère aîné aux États-Unis avec la Connecticut Valley Lumber Company. George en est l’actionnaire principal et Thomas-Henry le responsable de la filiale canadienne. Avec ses chantiers, Tom Van Dyke comme on le surnommait, fournit du travail aux hommes de la région de Hereford durant l’hiver.

Sa vie familiale mouvementée avec le décès prématuré de ses deux premières épouses ne l’empêche pas de se remarier une troisième fois et de s’occuper correctement de ses enfants, sept en tout, issus de ses trois mariages. En 1905 il décide de se convertir au catholicisme afin de pouvoir employer les Canadiens français sans créer de frictions. À l’époque, il était mal vu pour les catholiques de travailler pour un protestant.

Vers 1907, les habitants du sud du Canton de Hereford manifestent leur désir de créer une nouvelle paroisse. M. Van Dyke s’investit considérablement dans cette cause en offrant son soutien financier et moral. Il apporte son appui aux nombreuses pétitions, puis comme le village doit envoyer des représentants plaider leur cause à l’évêché de Sherbrooke, il s’y rend avec deux autres personnes. L’entreprise s’avère un succès, car en 1908 la paroisse de Saint-Henri d’East Hereford est créée. Tout au long de sa vie Van Dyke se démarque à East Hereford autant dans la vie sociale, économique et religieuse que politique. Il siège sur de nombreux conseils et est élu maire à deux reprises, de 1906 à 1908 et de 1912 à 1914. Il décède dans un hôpital montréalais, et est enterré dans le cimetière familial de Piper Hill, sur la route de Colebrook au Vermont. À la suite de son décès, même si sa dépouille est déjà enterrée aux États-Unis, les habitants d’East Hereford organisent un service funèbre en guise d’hommage dans leur nouvelle église.

Source : Amélie Masson-Labonté pour la TCCC, 2008