La maison des Beaulieu

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Cacouna vu du clocher de l'église vers 1900

Village de Cacouna vu du clocher de l’église, vers 1900. La maison et le bureau de poste du notaire Jean-Baptiste Beaulieu sont en avant-plan.

Le notaire Jean-Baptiste Beaulieu (1842-1896), secrétaire-trésorier de Cacouna (paroisse et village) et de la commission scolaire locale, était également marchand et maître de poste. Sa demeure était située en face de l’église, un endroit très fréquenté le dimanche, non loin des cordonniers Guerette et Frève et du marchand François-Xavier Côté. Dans sa résidence, le notaire Beaulieu recevait les gens des cinq rangs. En 1854, il y avait aménagé son étude, un petit magasin et le bureau de poste, aidé de deux de ses enfants. Jean-Baptiste fils, notaire de profession, propriétaire de deux goélettes, la Marie-Rose (1873) et l'Émérillon (1874), assurait l’approvisionnement des denrées et l’assistait à la poste. Quant à son autre fils Thomas, il servait les commandes aux clients du magasin. En 1891, le notaire engagea Thomas Dionne comme assistant-maître de poste. Il classait, distribuait et recevait le courrier des habitants de Cacouna comme des villégiateurs.

Source photo:
Carte postale, Ernest Mercier, coll. Richard Michaud


Cacouna, partie ouest, vers 1925

Village Cacouna, partie ouest, vers 1925.

En 1898, M. Elie Hudon dit Beaulieu acheta la maison qui verra se succéder de père en fils ses descendants, des agriculteurs. Chacune des trois générations de Beaulieu qui y résidèrent donna au village un maire et, à l’église, d’excellents chantres.

Source photo:
Carte postale, « Rivard Series », coll. Normand Rivard


Maison et grange des Beaulieu

Maison et grange des Beaulieu.

Face à l’église, le cultivateur Ange-Marie Beaulieu continua la tradition établie par son père Alphée et son grand-père Élie. Pendant la messe dominicale, il abritait les chevaux des gens de Cacouna dans sa grange. Trente-six places étaient prévues à cet effet et, pour chacune d’elles, une rente de deux dollars était versée par année. L’agriculteur Beaulieu, comme ses voisins, vendait aussi du lait à une vingtaine de familles du secteur. En 1946, la pinte de lait ne coûtait que 7 cents. (Témoignage d’Estelle Beaulieu, septembre 2010)

Source photo:
Carte postale, E. Rivard, Edit., Cacouna, coll. Richard Michaud

 


Lettre à l'éditeur du Quebec Mercury 1853

« LIFE AT CACONA »
« L’arrivée du courrier du soir donne lieu à une intéressante scène : dès que sonne la cloche annonçant l’arrivée du sac postal, la cohue se rue vers le bureau de poste et le malheureux maître de poste se voit assiégé par une horde de gentes dames, chacune portant chapeau de paille d’une imposante circonférence et toutes pressées de s’approprier leurs lettres et journaux.  Le fonctionnaire en question, très embarrassé par les multiples demandes adressées en anglais, pointe vers la table sur laquelle il a déjà étalé le contenu de son sac, puis chacune de ces têtes ornementées se met à la recherche de sa chère correspondance. »  Traduction libre d’un extrait d’une lettre à l’éditeur du Quebec Mercury: parue à la page 2 du numéro du 28 juillet 1853

Source photo:
En-tête d’une lettre à l’éditeur parue dans le journal « Quebec Mercury » du 28 juillet 1853.