La rue Robichaud

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Cultivateurs empruntant la rue Robichaud vers 1930

Le village vu du clocher de l’église. On aperçoit les voitures des cultivateurs chargées de bidons de lait empruntant la rue Robichaud, vers 1930.

Entre 1913 et 1940, il y avait beaucoup de va-et-vient sur la rue de la Beurrerie.  D’avril à novembre, les cultivateurs de Cacouna l’empruntaient régulièrement avec leurs voitures à cheval chargées de bidons de lait ou de crème.  À leur arrivée, le beurrier Louis Lévesque en pesait le contenu et évaluait son pourcentage en gras.  Dans la beurrerie, un engin à vapeur activait la grosse baratte qui tournait et produisait une bonne quantité de beurre, particulièrement en juillet et août.  Des boîtes de cinquante livres de beurre étaient entreposées dans une glacière puis distribuées à plusieurs commerçants de Cacouna et de la région.

Source photo:
Photo : Aimé Rivard, coll. Normand Rivard


Résidence et magasin famille Louis Bossé vers 1940

La résidence et le magasin de la famille de Louis Bossé, vers 1940.

Près de la beurrerie Lévesque, au coin des rues Mgr Landry et de la Beurrerie, le marchand Jos Moreault tenait commerce et y vendait denrées alimentaires et quincaillerie.  En 1930, Louis Bossé et son épouse Alice Dionne acquirent le commerce.  Durant 10 années, ils y accueillirent cultivateurs, clients de la beurrerie et familles des environs.  Bidons, cruchons de vinaigre, de mélasse et autres, sacs de farine, de sucre, boîtes de clous, de vis, de mastique, chaudrons et outils de jardin s’empilaient à l’arrière de leur voiture.

Le négociant Bossé s’intéressait aussi à la vente de chevaux provenant de l’Ouest canadien et transitant à Montréal où ils étaient embarqués à bord d’un wagon du chemin de fer.  Parfois, à la station de Cacouna, le commerçant en recevait deux chars pleins. Alors, avec sa harde, il empruntait la route de l’Église jusqu’au village et dirigeait les chevaux dans un champ au sud de son écurie, derrière la beurrerie Lévesque.

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Coll. Ghislaine Bossé


Alexander Young Jackson peint à Cacouna en 1921

A.Y.Jackson avec le Groupe des Sept au «Arts and Letters Club» de Toronto en 1920.

Alexander Young Jackson, Montréal, 1882-1974. En 1919, Jackson et six autres peintres fondent le Groupe des Sept.  Sur cette photo de Arthur S. Goss, on l’aperçoit (médaillon) au sein de ce groupe rassemblé au «Arts and Letters Club» de Toronto en 1920. Au printemps 1921, Jackson a séjourné au Cacouna House de Samuel Lebel et son ami, le peintre Albert Henry Robinson, vint l’y rejoindre. Durant ce séjour, Jackson a peint, entre autres, le tableau «Un village québécois» montrant le secteur de l’église vue de la rue Robichaud.

«Au début, dans ma peinture, raconte Jackson dans son autobiographie, je me suis intéressé aux vieilles maisons de ferme, aux granges et aux arbres. Par la suite, c’est la neige qui a retenu mon attention, car le soleil et le vent en changeaient continuellement la couleur et la texture. Vers le printemps, la neige se mit à fondre et à former des flaques, et les champs labourés finirent par apparaître.»

Source photo :
Pour voir le tableau d’A.Y. Jackson, «Un village québécois», 1921, cliquez sur le lien suivant : http://www.gallery.ca/fr/voir/collections/artwork.php?mkey=11759
 


Albert H. Robinson peint à Cacouna en 1921

A.H. Robinson a peint à Cacouna «La messe de Pâques : sur le chemin du retour», en 1921. Cette œuvre faisant partie de la collection du Musée des beaux-arts du Canada, elle peut être visualisée sur leur site.

Pâques était le 27 mars cette année-là et la neige était encore très présente. Dans ses mémoires, son ami peintre, A. Y. Jackson, décrit bien le contexte dans lequel ils se trouvaient, en 1921.
«Le village était un endroit très pittoresque, enfoui sous la neige, avec une belle vieille église paroissiale et, de l’autre côté du fleuve, la silhouette puissante des montagnes de la rive nord, non loin de Tadoussac. C’est là que Robinson a peint l’esquisse de sa toile intitulée «La messe de Pâques: sur le chemin du retour».
Les villageois ne pouvaient pas comprendre pourquoi nous peignions de vieilles maisons et de vieilles granges, et ils s’étonnaient que nous ne soyons pas intéressés par le château Allan, une vaste maison d’été qui appartenait à la famille Allan de Montréal.  C’était la première fois que je peignais dans la partie française du Québec; je devais continuer d’y retourner pour bien des années.»
(Traduction libre d’un extrait de : «A Painter's Country; The Autobiography of A.Y. Jackson», publié aux éditions Clarke, Irwin & Co Ltd, Canada, 1976)

Source photo :
Pour voir le tableau de A. H. Robinson, «La messe de Pâques: sur le chemin du retour», cliquez sur le lien suivant : http://www.gallery.ca/fr/voir/collections/artwork.php?mkey=2217