La petite et la grande maison

Voyez le circuit La petite randonnée via l'application BaladoDécouverte gratuite pour Android et iPhone/iPad

La maison des Desjardins, vue de la rue Principale

La maison des Desjardins, vue de la rue principale.

À la fin du 18e siècle, cette demeure de bois d’inspiration française, en pièce sur pièce, appartenait à un agriculteur, Jean Michaud.  Ses descendants ont modifié la pente du toit et prolongé les deux versants par des larmiers qui couvrent partiellement le perron, lui conférant ainsi un style québécois.  Pour les moulures des ouvertures, des planches cornières et des corniches, on a emprunté des éléments décoratifs du répertoire classique.  En 1904, Télesphore Roy dit Desjardins acheta cette maison et, un peu plus tard, son fils Georges chargea le menuisier Alphonse Bérubé de bâtir un fournil qui s’harmoniserait bien avec elle.

Source photo:
Carte postale, S. Belle, édit. Fraserville, coll. Jacques Michaud, ptre


Le fournil et la maison, du côté sud

Le fournil et la maison, du côté sud.

Le voisinage d’une demeure principale et d’une maison plus petite, sur une même propriété, est l’une des particularités des anciennes « places d’eau » comme Kamouraska, Cacouna et Métis.  Il n’y avait aucun hôtel lorsque les estivants commencèrent à fréquenter le village, vers 1840.  Les habitants prirent donc l’habitude de louer leurs maisons pour l’été et de s’installer dans leurs fournils pendant toute la belle saison.  Ils recevaient ainsi un revenu d’appoint fort intéressant.  Cette tradition survécut pendant plus de cent ans.

Ces petites maisons, d’allure plus modeste, sont en général d’anciennes maisons de colonisation réutilisées comme fournils.  D’autres ont été construites à la belle époque de la villégiature, pour permettre à leurs propriétaires de louer leurs demeures principales.  En 1862, on dénombrait 52 fournils ; 23 ans plus tard, il n’en restait plus qu’une vingtaine.  Aujourd’hui, les seuls qui subsistent sont devenus des résidences principales, des remises ou, encore, des chalets.

Source photo:
Coll. Yvon Desjardins