Les marchands Rivard

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Voiture de livraison devant le magasin E. Rivard

Les commis-marchands Paul-Émile et Aimé Rivard, dans la voiture de livraison du magasin de leur père Eusèbe, vers 1920.

Chez le cordonnier et marchand Eusèbe Rivard, les familles d’ici tout comme les visiteurs trouvaient chaussures à leurs pieds.  Ils y dénichaient également des produits de la vie courante et, en tout temps, des denrées de base.  Les aliments secs comme la farine et le sucre en sacs de cent livres arrivaient régulièrement par goélette au quai de Cacouna, puis étaient livrés aux portes de l’entrepôt à l’arrière du magasin.  Les estivants comptaient parmi la bonne clientèle des marchands Rivard.

Source photo:
Coll. Normand Rivard


Pompe à essence du magasin E. Rivard vers 1925

Vers 1925, les automobilistes arrêtaient à la pompe à essence du magasin d’Eusèbe Rivard, à droite sur la photo.

Dans la première partie du 20e siècle, quand l’automobile fit son apparition sur les routes de campagne, monsieur Rivard accomoda les voyageurs, en particulier les touristes, en offrant de la gazoline.  C’était le plus jeune de la famille, Paul-Émile, qui servait à la pompe jusque tard le soir. Au temps de la prohibition, dans les années 1930, il arrivait parfois, dans la veillée, que des contrebandiers en déplacement s’y arrêtent.  Ne voulant pas participer à un trafic illicite et encourir des risques sérieux, les Rivard abandonnèrent la distribution de la gazoline.

Source photo:
Coll. Jacques Michaud, ptre


L’atelier du cordonnier Eusèbe Rivard

L’atelier du cordonnier Eusèbe Rivard.

Eusèbe Rivard (au centre sur la photo) délaissa peu à peu la vente de produits pour se consacrer uniquement à son métier de cordonnier ainsi qu’à la réparation des horloges.  Les journées étaient fort occupées, particulièrement lorsqu’il s’affairait à recoudre les souliers des pensionnaires du couvent des Sœurs de la Charité, assisté d’Alfred Larouche (à droite sur la photo).  Monsieur Rivard aida ses deux fils, Aimé et Paul-Émile, à s’établir à leur compte tout près de chez lui.

Source photo:
Album souvenir de Cacouna 1975


Façade du magasin général P.E. Rivard, vers 1970

Façade du magasin général de Paul-Émile Rivard, vers 1970.

En 1925, Paul-Émile acheta, d’une dame Lavoie, la maison voisine de celle de son père.  Il la fit agrandir en longueur pour annexer son magasin et avoir, en façade, deux vitrines. De 1925 à 1970, avec sa femme Marie-Blanche-Rose Castonguay, ils y accueillirent les acheteurs cherchant des produits de pharmacie et de quincaillerie.  Même les plus jeunes s’y arrêtaient pour s’y procurer leurs friandises préférées.

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Photo : Lynda Dionne


Le magasin A.Rivard, annexé à la maison, vers 1930

Le magasin d’Aimé Rivard, annexé à la maison, vers 1930. 

En 1928, Aimé, le fils aîné d’Eusèbe Rivard, acquit du cultivateur Georges Dionne le terrain en biais de l’autre côté de la rue Principale.  Il engagea des ouvriers pour construire sa demeure.  Par la suite, il fit accoler au mur de celle-ci son commerce pourvu d’une devanture vitrée.

Source photo:
Coll. Normand Rivard


Marc devant le magasin de son père vers 1935

Le jeune Marc, fils d’Aimé Rivard, assis sur une charge de gros sacs prêts à la livraison, vers 1935.

En 1930, pour se faire une bonne clientèle, le marchand Aimé Rivard attelait sa voiture de livraison à un cheval loué au voisin Léo Vaillancourt.  Il se rendait au deuxième rang afin d’y livrer les commandes des familles.  À chaque voyage, il empilait à l’arrière de son attelage de gros sacs contenant bien souvent de la farine à pain Lac des bois, du sucre en cent livres et, pour les pêcheurs, du gros sel en sacs de 140 livres, de même que des tonnes contenant 85 gallons de sirop ou de vinaigre.  De porte en porte, il fournissait ainsi aux agriculteurs les produits de base et la nourriture pour les animaux: des sacs d’avoine, de «gru» blanc ou rouge moulu et de son.

Source photo:
Coll. Normand Rivard


Le magasin général A. Rivard vers 1940 et vers 1970

Le magasin général d’Aimé Rivard, vers 1940 et vers 1970.

Au cours des années et jusqu’en 1970, le marchand Aimé Rivard et son épouse Antoinette étalaient une multitude d’articles dans les vitrines, ce qui laissait à penser qu’on trouvait presque tout sur les tablettes et dans l'entrepôt de leur magasin général.

Source photo:
Coll. Normand Rivard


Cartes postales Rivard Series

Cartes postales Rivard Series.

Durant de nombreux étés, les touristes désireux de partager avec leur famille et amis leur passage à Cacouna pouvaient choisir, dans le présentoir du comptoir-lunch, des cartes postales Rivard Series.  Aimé Rivard avait créé cette collection dans les années 1910 alors qu’il était commis au magasin de son père Eusèbe.  Il en continua la production et s’associa, vers le milieu des années 1920, à son frère Paul-Émile sous le nom Rivard Frères Enr.  Ils firent ainsi découvrir et apprécier, à travers le pays et ailleurs, le beau village de Cacouna.  Les cartes tirées des photographies étaient même offertes en couleurs.  Pour ce faire, Aimé Rivard expédiait ses clichés en Allemagne pour qu’ils y soient coloriés.  Le marchand et photographe Rivard poursuivra seul la publication de Rivard Series et d'A. Rivard jusque dans les années 1940.

Source photo:
Coll. Yvan Roy


Le studio Mercier dans les années 1890

Le studio Mercier dans les années 1890.

L’artiste-photographe Ernest Mercier ouvrit un studio près de la maison familiale à l’ouest du magasin de Paul-Émile Rivard.

Source photo:
Album souvenir 1825-1975 Cacouna


L. P. Mercier et son voisin P. E. Rivard vers 1910

Le jeune Louis-Philippe Mercier tient dans ses mains un des appareils photographiques de son père, Ernest, accompagné de son voisin Paul-Émile Rivard, vers 1910.

À l’intérieur du studio, une toile peinte représentant un paysage lui servait de fond tandis qu’à l’extérieur, le photographe avait improvisé un décor naturel composé de quelques conifères et d’un banc de parc.  Pour vingt-cinq cents, on avait droit à deux photographies.

Le photographe Mercier fixa aussi, sur plaques de verre, les paysages bucoliques de la campagne et des environs du fleuve à Cacouna: la baignade, la navigation, la construction du quai ou tout autre sujet inspirant l’artiste.  À l’époque, les éditeurs J.P. Garneau de Québec et Illustrated Postcard Co de Montréal les reproduisaient sur des cartes postales.

Vers 1911, après le décès de son épouse, le photographe Ernest Mercier, fils du cultivateur Herménégilde Mercier de Cacouna, cessa de venir à la maison familiale durant la saison touristique.  Il fut un précurseur, ouvrant le chemin à d’autres photographes, dont Aimé Rivard.

Source photo:
Coll. Richard Michaud