2. Un accès au fleuve

Voyez le circuit Les saisons au marais Provancher - l'été via l'application BaladoDécouverte gratuite pour Android et iPhone/iPad

La dynamique des marées


La table des marées

Voici le lien pour consulter la table des marées: http://tides.gc.ca/fra/donnees/tableau/2015/wlev_sec/3280

 


Une menace… l’érosion

Le sous-sol du territoire du marais Léon-Provancher est composé de schistes datant de la période géologique de l’Ordovicien, il y a plus de 400 millions d’années. En bordure du fleuve, une petite grève composée de schistes fragmentés occupe la partie sud-ouest de la rive. Les substrats de la grève s’érodent en de fines particules transportées par l’eau.

Les nombreux facteurs naturels responsables de l’érosion incluent les vagues, les hautes marées, les glaces du fleuve, l’action du gel et du dégel ainsi que les fortes pluies. Malheureusement, beaucoup d’érosion est aussi causée par les humains. Le passage répété des promeneurs à certains endroits détruit une partie de la végétation. Il arrive aussi que des utilisateurs de VTT s’aventurent sur la grève, ce qui cause des ravages importants et vient nuire à la quiétude des lieux. Ces comportements doivent être dénoncés pour éviter les dommages à la faune et à la flore du milieu.

Photo: Érosion de la grève du fleuve, © Yvan Bédard


Des oiseaux de rivage

Le pluvier kildir et le chevalier grivelé sont les deux espèces qui se reproduisent aux abords du marais tôt au printemps. Dès le mois de juillet, les jeunes sont aptes à voler et autonomes, et viennent sur les berges du fleuve à la recherche d’invertébrés, au moment où la marée est en retrait ou baissante. À cette période, c’est le retour des limicoles (pluviers et bécasseaux) qui ont niché dans les territoires nordiques. Les berges du fleuve leur procurent une nourriture abondante et diversifiée qui leur permettra de poursuivre leur migration vers le sud. Le bécasseau minuscule est l’un des premiers à se pointer sur les berges.

Photo: Pluvier kildir, © Yvan Bédard


Urodèles vous dites?

Les amphibiens sont bien représentés sur le territoire du marais Léon-Provancher par les anoures (crapauds, grenouilles et rainettes) et les urodèles (salamandres). Ces derniers, comme la faune du sol en général, sont – hélas! – méconnus. Nos inventaires ont révélé la présence de deux espèces en particulier : la salamandre à deux lignes, qui fréquente les abords du ruisseau Desroches que vous longerez plus loin sur notre circuit, ainsi que la salamandre cendrée, que nous retrouvons ici, dans le boisé entre le fleuve et le sentier de la vieille voie.

Photo: Salamandre à deux lignes, © Jean-David Moore


Des colorations variables!

La salamandre cendrée est une espèce intéressante, car la coloration des individus peut être très variable au sein des populations. On reconnaît deux types principaux de coloration chez cette espèce : la salamandre cendrée à dos rouge et celle à dos de plomb. D’autres colorations, plus rares toutefois, peuvent parfois être rencontrées. Le domaine vital de la salamandre cendrée est de quelques mètres carrés, et elle n’a pas besoin d’eau pour sa reproduction. Elle peut donc vivre dans des écosystèmes restreints et même se retrouver dans les petits boisés urbains. Surveillez autour de vous! La salamandre cendrée choisit des débris ligneux pour s’installer. Tout son cycle de vie se complète en forêt. Quand vous en verrez, saurez-vous dire de quel type de salamandre cendrée il s’agit?

Photo: Salamandre cendrée, © Jean-David Moore