4.Tous les ruisseaux vont à la mer

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Un ruisseau permanent

Le sol du territoire est principalement composé d’argile, et ses conditions de drainage varient d’imparfaites à très mauvaises. Heureusement, un ruisseau permanent et d’anciens fossés contribuent au drainage du territoire. Il s’agit du ruisseau Desroches, qui dévale les deux talus et poursuit son cours avec une faible pente jusqu’au fleuve. L’influence de la marée se fait sentir dans les derniers 50 m du ruisseau, près de son embouchure. Admirez les fougères qui poussent dans ce secteur souvent inondé au printemps. Vous verrez sans doute aussi la limite des hautes eaux, grâce aux traces que portent certains arbres sur leur écorce.

Photo: Fougères dans une région souvent inondée, © Yvan Bédard


Le ruisseau en été

L’été peut également être une saison difficile pour les habitants du ruisseau. En période particulièrement sèche, le niveau d’eau peut devenir très bas et lors des canicules, la température du ruisseau peut grimper assez fortement. Malgré ces conditions parfois difficiles, ce ruisseau abrite des poissons. Les espèces qui le peuplent doivent donc être adaptées à ces conditions variables. On retrouve entre autres les mulets, les naseux et les meuniers. Ces poissons n’ont pas de valeur commerciale ou sportive, mais leur valeur écologique est importante, car ils font partie de la chaîne alimentaire.
Il est important de respecter tous les cours d’eau, même les plus petits, puisque ces derniers peuvent abriter des frayères et des aires d’alevinage qui sont des zones de croissance des jeunes de l’année.

Photo: Ruisseau Desroches, © Yvan Bédard


Espèces de goélands

Les goélands sont plus ou moins présents au marais même, avec quelques adultes survolant le secteur dès avril et jusqu’à tard en automne. Les juvéniles apparaissent au mois de juillet, souvent accompagnés d’adultes. Par contre, l’estuaire accueille plusieurs individus, solitaires ou en groupe nombreux, à la recherche de nourriture, surtout lors de la marée basse ou intermédiaire. Le goéland à bec cerclé demeure l’espèce la plus abondante et la plus observée. Le goéland argenté, moins abondant, sillonne surtout les berges du fleuve. Le goéland marin est aussi un visiteur rare, tôt au printemps et tard à l’automne, qui survolera les eaux du fleuve, assez loin des berges, à la recherche d’une proie.

Photo: Goéland à bec cerclé, © Yvan Bédard


Le cri du goéland à bec cerclé


Les temps changent

Les promeneurs qui fréquentent cette partie du territoire, près du fleuve, en apprécient la tranquillité. Savez-vous que ce n’était pas exactement le cas au XIXe siècle? De 1840 à 1880, la construction navale à l’est du village de Neuville a été particulièrement importante. On employait alors près de 150 ouvriers, et durant cette période, plus de 80 navires ont été construits. La ressource forestière régionale approvisionnait le chantier naval, et la plupart des bateaux construits partaient ensuite vers l’Angleterre.

Photo: Arbre mort au sol avec fougères, © Yvan Bédard


La forêt


Menaces pour la forêt

Les vieilles forêts constituent des habitats de prédilection pour plusieurs espèces. La Société Provancher d’histoire naturelle du Canada doit donc être vigilante afin de surveiller ce qui menace les peuplements forestiers du territoire. À titre d’exemple, elle se préoccupe de l’avancée de l’agrile du frêne, un insecte évoluant rapidement dans le sud du Québec depuis quelques années. Ce coléoptère d’un beau vert métallique est un insecte exotique agressif qui cause des dommages environnementaux et économiques considérables.

Avant d'aller au prochain arrêt, si vous voulez profiter davantage du milieu forestier, vous pouvez parcourir la boucle complète que fait le sentier. 

Photo: Agrile du frêne, © Ressources naturelles du Canada