Présence autochtone à Chibougamau

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Un rôle important

Les Premières nations jouent un rôle important dans le développement minier de Chibougamau. Comme guides, les autochtones permettent aux premiers prospecteurs d’explorer la région en sécurité. Et quand l’exploitation minière décolle, au début des années 1950, plusieurs travaillent pour les minières en dehors de la saison de la chasse.

Référence complète pour la photo: Photo de groupe prise en 1948 où figurent Eva Bosum, Albert Mianscum, Robert Bosum et Emily Bosum.
P79 Fonds André Tison.


William Couchees

Bien avant les débuts de l’industrie minière, la région entourant les lacs Chibougamau et Doré était le territoire de chasse et de pêche de la famille Couchees.

Au début du 20e siècle, William Couchees y vit seul avec sa famille. Il voit arriver les premiers prospecteurs et géologues, comme Joseph Obalski, et les familles de trappeurs cris, attirées par la présence de la Compagnie de la Baie d’Hudson au lac Chibougamau.

Il doit progressivement partager son territoire avec la bande crie de Chibougamau ainsi qu’avec la population qui afflue du Sud par les nouvelles routes ouvertes pour faciliter le développement de l’industrie minière.

En cinquante ans, William Couchees est témoin d'une grande transformation historique. Son territoire de chasse et de pêche passe d’une contrée lointaine où lui et sa famille sont les seuls habitants, à une région qui se développe avec sa ville minière en construction.


La bande de Chibougamau

En 1914, la Compagnie de la Baie d’Hudson établit un dépôt sur la rive sud du lac Chibougamau, remplacé en 1929 par un poste de traite à la péninsule Gouin. Plusieurs familles de trappeurs arrivent de Mistassini et d’ailleurs pour camper dans la région. Des liens se tissent entre les familles; c’est le début de la bande de Chibougamau. Celle-ci ne sera malheureusement pas reconnue par le ministère des Affaires indiennes, ce qui nuira à son maintien.

Référence complète pour la photo: Poste de traite des fourrures de la Compagnie de la Baie-d’Hudson au lac Chibougamau en 1940. Archives de la Compagnie de la Baie-d’Hudson.


Tentative d’intégration

Fondée en 1959, la Northern Citizens Guidance Association regroupe des gens de l’industrie minière ainsi que des pilotes d’avion, des infirmières, médecins et membres du clergé. Leur but est d’améliorer le sort des groupes autochtones qui vivent à proximité des villes minières, en s’inspirant de l’expérience de Chapais, la localité voisine de Chibougamau, où plusieurs familles cries résident tandis que les hommes travaillent à la mine.

Mais les Cris sont réticents à troquer leur mode de vie traditionnel pour la vie urbaine. Plusieurs souhaitent l’établissement d’une réserve au bord du lac Doré. Ils continueront le travail saisonnier pour les minières, mais ne viendront pas s’établir à Chibougamau.


L’amour du bois

Tout comme les Cris, plusieurs nouveaux habitants de Chibougamau apprécient la liberté et la beauté des paysages nordiques, comme en témoigne Alfreda Beaudouin à propos d’elle et de son mari Lévis.

«Jusqu’à date, il est heureux dans ce pays-là. La pêche, la chasse. Puis il part souvent le dimanche avec notre Claude Talbot. Ils s’en vont à la pêche puis ils sont heureux comme de rois. Puis pour Lévis, c’était ça. J’ai découvert ça après, l’amour de la forêt. L’amour du bois, c’était extraordinaire.»
– Alfreda Beaudouin
De ressources et de vaillance, Mémoire de la génération pionnière du Nord-du-Québec


Un centre d'amitié avec les Cris

Fondé en 1969, le Centre d'amitié Eenou de Chibougamau est le premier du genre à ouvrir ses portes au Québec. L'un de ses objectifs principaux est de favoriser la compréhension mutuelle entre les populations autochtones et allochtones par la réalisation d'événements et d'échantes culturels, à partir desquels les Autochtones peuvent facilement participer à la vie urbaine d'aujourd'hui.