Rivière, station et industries

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208, rue du Séminaire


La rivière le Bras


La rivière Le Bras

La rivière Le Bras est à la source de la naissance de Saint-Victor-de-Beauce. Les premiers colons sont arrivés par le sentier des Abénaquis en longeant cette rivière. Grâce à la puissance de son débit, la rivière a permis à de nombreuses industries de s'établir. Ce premier développement a été suivi par l’arrivée du train, ce qui a donné un nouvel essor à Saint-Victor, ceci à l’aube du 20e siècle. 

Sur ses berges se sont installés la bricade, le Moulin des américains Johnson, la gare, des enclos à animaux et divers magasins.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce


La rivière Le Bras

Gédéon Plante à Petit a ouvert un magasin et un bureau de poste dans le secteur.

Gédéon Giroux à Olivier s’y est installé comme cordonnier et barbier.

Les frères Cloutier, Ernest et Odilon, appelés les Dédasse, s’occupaient du transport et du commerce des animaux et du bois.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce


La rivière Le Bras

En hiver, on découpait des blocs de glace sur la rivière. Cette glace était entreposée et permettait aux beurreries de conserver la crème au frais pendant tout l’été.

En 1938, le forgeron Hector Jolicoeur à Joseph s’installe à la Station, pour ensuite y ouvrir sa propre meunerie.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce


La rivière le Bras 5

Peu à peu, la qualité de l’eau de la rivière s’est détériorée, et la population a délaissé la rivière. C’est dans les années 1980 qu’on a commencé à parler d’écologie. Des politiques de protection des cours d’eau ont été développées. Après plusieurs années de pourparlers, en 1997-1998, un système d’épuration des eaux a été ajouté à deux bassins de décantation des eaux usées, contigus à la rivière Le Bras.

Source : 150 ANS DE FIERTÉ


Source de divertissement

La rivière Le Bras a aussi longtemps été une source importante de divertissement où les gens de Saint-Victor, surtout ceux de la Station, se retrouvaient pour pêcher, se baigner et se promener en chaloupe ou en canot. Il y avait notamment une plage de sable près de l’ancienne voie ferrée. En hiver, c’est en patins qu’on profitait de la rivière.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce


Les inondations


La rivière aujourd'hui

Aujourd’hui, la rivière est surtout utilisée par les canoteurs comme Claude Poulin (à Zézephe) et Michel Roy

Source: Claude Poulin 


L'amour de la nature

Leur amour de la nature se traduit par leurs photos de la flore et de la faune. La pollution qui continue d’affecter la rivière aujourd’hui les préoccupe.

Source: Claude Poulin 


Le moulin Johnson

Le Moulin à scie des Américains Johnson & Johnson opérait sur le bord de la rivière Le Bras. Le bâtiment composé de planches, bardeaux de cèdre et de tôle est toujours visible au 208, rue du Séminaire. Le propriétaire achetait les billots de bois mou qu’il dravait, au printemps, après la fonte des neiges.

Le moulin a ensuite été acheté par Petit (Gédéon) Plante, puis a été frappé et incendié par la foudre en juillet 1917. On l'a reconstruit la même année! Il a ensuite appartenu brièvement à Louis Turgeon, qui l’a rapidement revendu à William Duval.

La présence du moulin à scie dans le secteur a influencé l’implantation de la gare de chemin de fer, située tout près. Le train facilitait grandement le transport du bois.

Source: PAUL CARPENTIER COTE : E6, S7, SS1, P29319. CENTRE D'ARCHIVES DE QUEBEC BAnQ


Le moulin Duval

William Duval, qui a acheté le moulin des Johnson, a par la suite ajouté un moulin à farine et un moulin à carde le long de la rivière Le Bras. Les gens y faisaient carder la laine de leurs moutons. Des femmes filaient cette laine pour l’installer sur des dévidoirs, puis en faire des écheveaux de laine.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce


Les champs

Les gens y faisaient également moudre leurs grains, qu’ils ramenaient ensuite à la maison. On y moulait différentes sortes de farines, mais aussi de la moulée pour les animaux. 

Source: CAROLINE LAPOINTE phot.


Le barrage

Un barrage, appelé dam, donnait à ces moulins leur puissance. Mais avant le creusage de la rivière, le barrage a été acheté puis démoli. Vers les années 50, la Coopérative de Saint-Victor a acheté les moulanges de M. Duval, pour faire de la moulée pour les animaux. À cette époque, on s’est mis à nourrir les animaux avec de plus en plus de moulée. Le moulin à carder, quant à lui, est devenu l’entreprise Les Lainages Victor. L’entreprise fait maintenant partie du Groupe Dulvatex, qui gère notamment Victor Textiles, devenu un chef de file nord-américain de la fabrication de textile.

Source : 150 ANS DE FIERTÉ


La maison des Johnson

En vous déplaçant, jetez un œil à la maison située à votre gauche, au 199 de la rue du Séminaire, là où elle croise la rue de la Station. Il s’agit d’une maison de type Villa Italienne. En façade, de chaque côté de la porte principale, des saillies en encorbellement créent des oriels par étage. Cette maison a d’abord appartenu aux américains Johnson propriétaires du moulin à scie du même nom. Elle a aussi hébergé un magasin général, au rez-de-chaussée, dans la partie en retrait.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce