La municipalité de Saint-Victor

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La municipalité de Saint-Victor


La naissance de la municipalité de Saint-Victor

Saint-Victor était un pape et un martyr dont la fête se célèbre le 28 juillet. Les premiers procès-verbaux retrouvés à la fabrique de Saint-Victor datent de 1845. Le Bas-Canada institue deux nouvelles institutions : la corporation municipale en 1845 et la corporation scolaire en 1846. Le premier maire de Saint-Victor était M. Zéphirin Bertrand. Parmi les conseillers, il y a eu Augustin Bolduc à Charles, capitaine de milice, père du futur Sénateur.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce


Le sénateur Joseph Bolduc

Joseph Bolduc, fils d’Augustin, possédait de nombreuses terres à Saint-Victor, dans les Fonds notamment. Après des études au Collège Sainte-Marie et à l’Université Laval, il devint notaire, en 1874. La même année, à l’âge de 25 ans, il devint maire de Saint-Victor, et le demeura jusqu’en janvier 1877. Il fût aussi préfet du comté de Beauce. Il était aussi cultivateur et il fût directeur de la Société agricole de la division de la Beauce pendant de nombreuses années.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce


Le sénateur Joseph Bolduc 2

Le sénateur Joseph Bolduc a fait campagne pour devenir député du comté de Beauce en promettant l’installation du chemin de fer dans la région. On dit d’ailleurs que la construction de la ligne de chemin de fer de Tring-Mégantic fut son « oeuvre capitale ». Il fut élu le 18 octobre 1876 comme député conservateur de Beauce à la Chambre des communes. Il y siégea jusqu’à sa nomination au Sénat, le 3 octobre 1884. Il obtint la présidence de la Chambre haute du Sénat le 2 juin 1916. L’Honorable Joseph Bolduc se retira du Sénat le 3 février 1922. Il a eu le plus long terme en tant que président du Sénat. Il est mort le 13 août 1924, le jour même où il devait célébrer son 50e anniversaire de mariage. Il avait 77 ans.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce


Louis Turgeon

Louis Turgeon, né en 1932 à Saint-Gervais de Bellechasse, a accompagné Léon Provancher. Celui-ci quitta Saint-Gervais pour devenir le premier curé de Saint-Victor. Louis Turgeon devint son sacristain et acquit alors plusieurs lots près de l’église. En 1854, il fût nommé syndic des travaux de la première église de Saint-Victor, pour remplacer la chapelle construite en 1845.

Il a été élu maire de Tring de 1886 à 1903, remplacé pendant un an en 1892 par Dominique Bolduc à Augustin, et de 1899 à 1901, par son gendre Jean Rancourt à Joseph. Il a appuyé et aidé à l’ouverture du chemin de fer, projet et œuvre du Sénateur Joseph Bolduc. Il a été préfet de comté deux ans et juge de paix plusieurs années. Il a soutenu le projet de la construction de la deuxième église de 1897 à 1904. Louis Turgeon est décédé le 26 janvier 1924, à l’âge de 92 ans.


Les armoiries de Saint-Victor

Le contenu symbolique des emblèmes héraldiques de notre municipalité. 

Tout d’abord nous parlerons d’ARMES dans l’écu d’or : Le champ de l’écu de couleur or ainsi que la roue de charrette rappellent la vocation agricole de notre territoire. Des pionniers sont entrés dans notre canton, ont défriché dès 1834, ont fait des feux d’abattis illuminant les soirées et les nuits qui duraient des mois. C’est grâce à eux que nos terres agricoles sont belles et sont ce qu’elles sont aujourd’hui. Ce paysage agricole fait partie de notre patrimoine paysager. La roue représente aussi nos premiers moulins.

La fleur de lin est l’emblème floral de Saint-Victor. Pendant une centaine d’années, elle a été cultivée chez nous. Elle représente l’autarcie et nos industries textiles à Saint-Victor.

Au centre de l’écu d’or, il y a une bande horizontale et une autre verticale, toutes deux ondulées de couleur azur. En langage héraldique, la couleur bleue porte le nom d'azur. La forme ondulée suggère le lac Fortin et la rivière Le Bras. En forme de croix, elle représente le patrimoine religieux.

Puis le CIMIER qui surmonte l’écu : Nous y voyons le cheval qui symbolise le déplacement, le travail des routes, le travail en agriculture et aujourd’hui les Festivités Western. Sa couleur azur révèle la puissance et la dignité du cheval. La crinière et la queue de couleur or indiquent la richesse de l’animal. Les éléments dans le cimier de couleur or sont : la hache qui évoque le rôle essentiel des pionniers, de nos premiers bûcherons et le travail dans nos forêts. Elle représente aussi la chaleur dans nos maisons. La feuille d’érable représente nos forêts, notre savoir-faire acéricole légué par nos racines abénaquises. La gerbe de blé, céréale essentielle à notre survie, représente aussi nos traditions agricoles et européennes. À la base du cimier : un cordon torsadé de couleurs or et azur unit l’écu du cimier en réunissant les pionniers et leurs descendants dans la tradition et la foi.

En bas, dans un anneau argenté terminé d’un enroulement azur, se trouve notre devise : S’UNIR POUR BATIR.

L’héraldique constitue un art véritable, sa représentation reflète bien qui nous sommes. Notre emblème héraldique est maintenant dans le registre public des armoiries, drapeaux et insignes du Canada, volume VI, page 330 depuis le 20 mars 2014.
 


Luc Lacourcière

Après la séparation du village et de la paroisse, en 1922, Henri Lacourcière fût nommé le premier maire du village. La Bibliothèque Luc-Lacourcière a été nommée en honneur de son fils, ethnologue fondateur des Archives de folklore et d'ethnologie de l’Université Laval. Né à Saint-Victor en 1910, il fût inspiré par l'ethnologue Marius Barbeau et l'écrivain Félix-Antoine Savard, qui l'amènent à s'intéresser au folklore et à entreprendre, par la suite, des enquêtes dans les régions de la province de Québec, dans les provinces maritimes, dans le Maine et la Louisiane. Il fût également le mentor et le directeur de thèse notamment de Gilles Vigneault, Antonine Maillet, Madeleine Doyon et de bien d’autres.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce


Le parc et la sculpture du 150ème

Remarquez le parc situé à côté de l’hôtel de ville. Dans ce parc se trouve une sculpture qui a été créée pour souligner le 150e de Saint-Victor que nous avons célébré en 2002. Elle illustre les premiers colons qui ont su tirer parti d’un environnement pourtant ardu. Ils ont réussi à survivre, et mieux encore, à construire, à développer, dans la solidarité et avec courage. Elle représente aussi les quatre saisons : l’eau d’érable du printemps, la fenaison de l’été, les feuilles de l’automne et la neige de l’hiver. Le bois et le textile ont grandement marqué le développement de Saint-Victor, et c’est aussi ce que souhaite illustrer cette sculpture. Les vagues nous rappellent l’importance qu’ont eu pour Saint-Victor la rivière Le Bras et le Lac Fortin.


Concepteur de la sculpture : Yves Lessard 


Source : 150 ANS DE FIERTÉ, dessin de Yves Lessard


Le parc municipal


Rue du docteur-Henri-Lacourcière

Face à l’hôtel de ville se trouve la rue du Docteur-Henri-Lacourcière. Né à Nicolet, Henri Lacourcière fit ses études médicales à Montréal, à la faculté de médecine Victoria. Il s’établit à Saint-Victor comme médecin en 1883. Il épousa Emma Gosselin, avec qui il eut 13 enfants, dont neuf de vivants.

Source: Société du Patrimoine de Saint-Victor-de-Beauce


Les feux - Partie 1


Les feux - Partie 2


Les feux - Partie 3