Ancien Presbytère et Ferme Oblats

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Ancien Presbytère


Ferme Oblat


Le Presbytère

Une vue de face avec un Oblat

La ferme des Oblats

Les Oblats cultivent  et labourent les terres pour leurs subsistances et les surplus sont vendus aux habitants de la communauté. 

Le presbytère et la ferme des Oblats

Le presbytère demeure un bâtiment patrimonial très bien conserver et restaurer, rempli d'histoire de la communauté.

L'ANCIEN PRESBYTÈRE ( Tshiash kauapikueshiutshuap)

Les Oblats (Kauapikueshatsh) aimeraient bien implanter un modeste pied à terre à Pointe-Bleue. Le bâtiment devait initialement servir de juniorat accueillant les enfants (auassatsh) voulant devenir missionnaires (tshetshi kauapikueshita). Cette demande (kananituelitika) est refusée (apu tapuetakanilitsh) car à la fin du 19e siècle, Monseigneur Bégin, ainsi que les hautes instances, déclarent que l'enseignement classique est déjà largement dispensé dans la région.

En septembre (ushkahu-pishim) 1889, les missionnaires doivent réduire leur plan d'origine, mais parviennent à s'établir définitivement à Pointe-Bleue dans une résidence construite sous la direction (Ka ashu takuhimatshesht) du Père Arnaud (kauapikuesht). D'année en année, les prêtres défrichent quelques arpents de terre et les cultivent. Le père (Kuapikuesht) Barou construit une ferme pour subvenir aux besoins des religieux en légumes (pishtinauana) et en viande (kie uiash). Le surplus est vendu aux gens de la communauté (atameuatsh Pekuakamiulnuatsh).

Le vieux presbytère (Tshiash kauapikueshiutshuap) est encore en très bon état. Après la communauté religieuse, le bâtiment a accueilli un centre culturel communautaire et jusqu'en 1983, le musée (Kakanuelitakanitshuap) y présentait ses expositions.

Le presbytère (kauapikueshiutshuap) a également été loué à la police (Kamakunuesht) amérindienne. Il a abrité l'organisation des négociations territoriales (ka natapishtuakanit tshishe utshimau uhtsh nanatuhussi) ainsi que la maison des jeunes.

En 2007 des rénovations ont permis d'installer des bureaux de Pekuakamiulnatsh Takuhikan (Conseil des Montagnais) du lac Saint-Jean ainsi que du Conseil tribal Mamuitun.

FERME DES OBLATS(Mishkushu mitshuap kauapikueshat)

Dans les premières années suivant la création de la communauté, vers 1871, selon les directives du gouvernement fédéral, l'agent des terres d'une réserve doit encourager ses administrés à pratiquer l'agriculture et l'élevage. 

L'établissement des Oblats et les terres qui leur ont assigné marquent un moment important (ishpitelitakuan) dans l'incitation à l'agriculture (pishtinaun) dans la communauté. 

Les cultivateurs de Pointe-Bleue travaillent (atusseuatsh) sur la ferme (mishkushu mitshuap) l'été (e nipitsh) et font du bois (nukutatsheuatsh) de chauffage l'hiver, plusieurs partent loin en forêt (katak minashkuahtsh) récoltent le bois et posent leurs pièges (tishulakanitsheuatsh) pour la trappe afin de subvenir au besoin de leurs familles, acheter des meubles, des outils et tout ce qui est utile. À ce moment, seuls quelques Pekuakamiulnuatsh vivent de l'agriculture (pishtinaun).

En 1907, trente familles (nishtunu peikutenuatsh) trouvent leur subsistance exclusivement dans leur culture (ilnu-aitun). Le troc est alors monnaie courante, les cultivateurs vendent (ataueuatsh leurs produits et les trappeurs (katishulakanitsheta) en font autant. Au début des années 1930, les Pekuakamiulnuatsh ont des revenus peu élevés, la trappe et maintenant l'agriculture constituent un bon moyen de les compléter.