Le Good Hope Hall

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Le Good Hope Hall (Society of True Friends)

Le Good Hope Hall du 300, Stewart St. est devenu célèbre pendant les Années Folles - dans les années 1920 - et durant la Grande Dépression des années 30. Ce hall de jazz était reconnu partout aux États-Unis. S'y produisaient de grands noms ainsi que des groupes de musiciens ambulants tels Louis Armstrong, Fats Waller, Ethel Waters et bien d'autres. Semaine après semaine, ils ont rechauffé le plancher de danse à l’intérieur de cet édifice, encouragés par une communauté très vivante.

L'édifice se trouve situé sur les anciennes terres de Jean Mouton sur le terrain où se trouvait la plantation de l'Île Copal. Ce lotissement était aussi connu sous le nom de «Addition Mouton» et également (plus communément) Freetown, dû à son hétérogénéité raciale. On y trouvait à une certaine époque un «jambalaya» de classes ouvrières, de gens de couleurs considérés comme libres et des descendants d’immigrants européens.

En 1902, Madame Mathilde Mouton a vendu le lot sur lequel cet édifice a été bâti, ceci pour 250 $. Ce même mois-là, Orther C. Mouton racheta ce lot et sa structure de deux étages d’Isaac Bendel au coût de 1,200 $, ceci pour le bénéfice de la communauté.

Cette petite communauté mixte, qui existait depuis les années 1840, avait ses propres artisans et commerçants. Elle a continué à grandir après la Guerre des Confédérés.

À l'époque où le Ku Klux Klan était très actif, la True Friends Society a été créée pour protéger les citoyens contre les fanatiques blancs, les Knights et la milice locale des Riders of the White Camellia (après la Guerre Civile de 1861-1865). La petite société locale a réussi à résister aux tempêtes.

Plus tard, quand la population s'est sentie davantage en sécurité, la mission de protection mutuelle de l'organisation s'est transformée en assistance publique au service de la communauté d’origine africaine. Cette nouvelle organisation a eu comme priorités le soin des malades, la planification des célébrations collectives, et le développement de programmes communautaires. C’est ainsi qu’est né le Good Hope Hall, un centre communautaire, un lieu de rencontre et d’entraide. 

Après la Deuxième Guerre mondiale, la bâtisse est restée inoccupée pendant quelques temps; elle a été utilisée ça et là comme église catholique, salon de barbier, salle de réception pour les mariages et vendue plusieurs fois à des hommes d’affaires de la région jusqu’à ce que le cabinet d’avocat de Glenn Armentor l’achète en 1981.


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