Fort Anne

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Lieu historique national du Fort-Anne

Situé à Annapolis Royal, le Fort Anne, d'abord connu sous le nom de Fort Charles, est construit en 1629.

Marqué par plusieurs changements de gouvernance - française, anglaise et écossaise - le fort s'inscrit dans l'importante histoire de la colonisation du Canada par les Européens. Il montre également la neutralité des Acadiens qui n'ont pas pris part aux attaques françaises et ont refusé de céder leur neutralité aux Anglais.

Lieu historique national depuis 1917, il s'agit du plus ancien site ayant reçu cette reconnaissance.

Visitez le musée créé dans le quartier des officiers et ses expositions illustrant des siècles de luttes de pouvoirs, contemplez l'une des seules copies originales de la charte de Nouvelle-Écosse de 1621, observez des artéfacts historiques, parcourez le cimetière de la garnison et plus encore.

Et n'oubliez pas de profiter de la vue incroyable sur le bassin et la rivière Annapolis, autrefois connue sous le nom de rivière Dauphin !

Lieu historique national du Fort-Anne

Venez vous promener sur les terres qui entourent le fort, modelé sur le style des forteresses Vauban.

Profitez-en également pour vous balader dans l'arrondissement historique d'Annapolis Royal.  Avec ses secteurs commerciaux, militaires et résidentiels, le coeur historique de l'arrondissement est considéré comme l'établissement permanent continuellement habité et le plus ancien du Canada.

Lieu historique national du Fort-Anne

À partir de 1605, et au cours des années suivantes, les colons français défrichent des terrains autour de l'Habitation de Port-Royal, de même que sur le site actuel d'Annapolis Royal où sont semés grains et légumes.

Le territoire est concédé en 1621 à Sir William Alexander, noble écossais, par le roi Jacques 1er d'Angleterre, nommé également Jacques VI d'Écosse. Les subventions pour fonder une colonie ne lui seront accordées que huit ans plus tard.

De 1629 à 1632, Sir William Alexander fils mène un groupe de 70 hommes et femmes à plusieurs kilomètres en amont de l'ancienne Habitation de Port-Royal. Il y érige le Fort Charles, nommé ainsi en l'honneur du dirigeant Stuart Charles 1er. L'objectif est de concrétiser le territoire de la Nouvelle-Écosse évoqué huit ans auparavant par la création d'une charte.

En 1632, l'Acadie est restituée par le Traité de Saint-Germain-en-Laye. Des colons acadiens s'installent en 1636 dans la région avec de Menou d'Aulnay, faisant du site le quartier général de Port-Royal.

Le premier fort est construit en terre en 1643. Il fait partie des défenses de Port-Royal, nouvelle capitale de l'Acadie.

De 1654 à 1697, la possession ne cesse de changer de mains.

En 1702, les Français reconstruisent le fort en carré fait de terre avec quatre bastions. De style Vauban, il demeure encore intact aujourd'hui.

À l'automne 1710, des troupes armées britanniques dirigées par Francis Nicholson, prennent le contrôle du fort après un siège d'une semaine. La France ne sera pas de taille face aux 35 navires et 2 000 soldats de la flotte britannique.

Le 16 octobre, le gouverneur Daniel d'Auger de Subercase capitule, le fort et la zone de cinq kilomètres entourant le village tombent aux mains des britanniques. Le lieu est nommé Annapolis Royal et Fort Charles devient Fort Anne en l'honneur de la reine Anne, monarque de l'époque.

Le fort passe aux mains des Anglais avec la signature du Traité d'Utrecht en 1713.

En 1724, les Mi'kmaqs et les Malécites lancent une attaque contre le fort alors occupé par les Britanniques. En 1726, les chefs autochtones se réunissent au fort même pour y ratifier un traité de paix.

En 1744, les Français mènent une première attaque pour récupérer le fort. Elle est dirigée par le capitaine François du Pont, de Louisbourg. Soldats français et combattants autochtones attaquent le fort la nuit pendant près d'un mois, avant d'abandonner à l'arrivée de renforts de la Nouvelle-Angleterre.

Entre 1745 et 1746, deux nouvelles attaques françaises sont lancées. Les autorités militaires qui occupent le fort continuent d'exercer leur pouvoir sur les Mi'kmaqs, les Acadiens et la petite population britannique de la Nouvelle-Écosse jusqu'en 1749, année où Halifax devient la nouvelle capitale.

Les conflits armés entre les troupes britanniques et françaises reprennent de nouveau dans les années 1750, ce qui a cette fois-ci des conséquences tragiques pour les Acadiens.

Entre 1790 et 1796, le fort reprend un peu plus d'importance dans la gestion du territoire avec la construction d'un quartier des officiers.