Marthe Paquin naît le 5 février 1923 à Haverhill dans le Massachusetts aux États-Unis et décède le 31 juillet 2006 à Saint-Herménégilde. Née avec une maladie des os qui l’empêche de marcher dans son jeune âge, elle promet de consacrer sa vie aux autres si elle parvient à marcher un jour. Comme son vœu se réalise, elle est habitée par un souci constant du bien être des autres. Mariée à Félicien Crête en 1945, elle vit plusieurs déménagements au cours de son existence. Le couple Paquin-Crête s’installe à Saint-Herménégilde en 1952. Madame Crête met au monde dix enfants dans des conditions parfois précaires.

Elle s’engage dans une cause qui lui tient à cœur, les enfants. Entre 1970 et 1993, madame Crête accueille chez elle plus d’une centaine d’enfants des services sociaux. Militante et dévouée, elle n’hésite pas à tenter l’impossible pour ceux qu’elle aime. Comme beaucoup de personnes de son époque, elle reste une femme religieuse dotée d’une foi inébranlable en Dieu. Malgré la mort de ses deux jeunes fils, Mme Crête dit toujours: « Ça va bien ». On la reconnaît facilement au village, car elle porte toujours un tablier : dans une main un mouchoir pour s’essuyer, dans l’autre un chapelet pour prier et, bien sûr, des gâteries pour les enfants. Lorsqu’on passe près de sa maison, il n’est pas rare de l’entendre dire : « Viens-t’en l’eau est chaude! ». Comme quoi le café et la soupe sont toujours prêts pour l’accueil.

Ainsi, même si Mme Crête ne correspond pas aux critères généralement reconnus pour définir une célébrité, il n’en demeure pas moins que les gens de Saint-Herménégilde l’admirent et estiment qu’elle fait figure de pionnière dans leur municipalité.

Source : Mylène Urbain pour la TCCC, 2010