Thomas Van Dyke naît en 1851 au Vermont et décède le 13 juin 1914 à Montréal. En raison de ses multiples implications, il devient un personnage marquant de l’histoire d’East Hereford. Originaire d’une famille de militaires yankee du côté maternel et de pionniers hollandais de la fondation de New York du côté paternel, il se lance comme son père bucheron et son frère aîné George dans le commerce du bois. Grand propriétaire terrien établi à East Hereford et exploitant forestier, il gère les chantiers l’hiver et fournit le bois au printemps pour les draves que mène son frère aîné aux États-Unis avec la Connecticut Valley Lumber Company. George en est l’actionnaire principal et Thomas-Henry le responsable de la filiale canadienne. Avec ses chantiers, Tom Van Dyke comme on le surnommait, fournit du travail aux hommes de la région de Hereford durant l’hiver.

Sa vie familiale mouvementée avec le décès prématuré de ses deux premières épouses ne l’empêche pas de se remarier une troisième fois et de s’occuper correctement de ses enfants, sept en tout, issus de ses trois mariages. En 1905 il décide de se convertir au catholicisme afin de pouvoir employer les Canadiens français sans créer de frictions. À l’époque, il était mal vu pour les catholiques de travailler pour un protestant.

Vers 1907, les habitants du sud du Canton de Hereford manifestent leur désir de créer une nouvelle paroisse. M. Van Dyke s’investit considérablement dans cette cause en offrant son soutien financier et moral. Il apporte son appui aux nombreuses pétitions, puis comme le village doit envoyer des représentants plaider leur cause à l’évêché de Sherbrooke, il s’y rend avec deux autres personnes. L’entreprise s’avère un succès, car en 1908 la paroisse de Saint-Henri d’East Hereford est créée. Tout au long de sa vie Van Dyke se démarque à East Hereford autant dans la vie sociale, économique et religieuse que politique. Il siège sur de nombreux conseils et est élu maire à deux reprises, de 1906 à 1908 et de 1912 à 1914. Il décède dans un hôpital montréalais, et est enterré dans le cimetière familial de Piper Hill, sur la route de Colebrook au Vermont. À la suite de son décès, même si sa dépouille est déjà enterrée aux États-Unis, les habitants d’East Hereford organisent un service funèbre en guise d’hommage dans leur nouvelle église.

Source : Amélie Masson-Labonté pour la TCCC, 2008