Hermine Malouin est née en 1841 dans la région de Maskinongé et est décédée à Saint-Venant en 1941. Arrivée à Saint-Venant en pleine période de colonisation, elle mérite vraiment le titre de pionnière que lui a attribué la municipalité. Mariée à Alfred Lefebvre en 1860, à Stanstead, madame Malouin suit son mari en 1861 pour s’établir à Paquetteville. Elle est alors âgée de 20 ans. 

On dit de cette dame qu’elle était robuste. Mesurant six pieds et de forte carrure, elle fume la pipe et buche le bois. Quand son mari charpentier s’absente, elle s’occupe de la ferme, continue de défricher la terre et de vaquer aux travaux des champs. Avec la laine des moutons de sa ferme, elle s’adonne au filage et au tissage. C’est dans leur première maison, faite de bois rond, qu’elle donne naissance à ses deux fils cadets, William et Joseph. L’aîné voit le jour avant leur installation à Paquetteville.

Dans les années 1870, la famille connaît des jours heureux et construit avec l’aide des enfants, une belle grande maison, à pignons, qui verra quatre générations de Lefebvre y habiter.

Son mari étant décédé en 1902 à 65 ans, Hermine lui survit pendant 40 ans. Quand elle donne la maison à son fils cadet, elle pose ses conditions. Il devra lui offrir le gîte et le couvert, 100 dollars par année et la laine de deux moutons, un noir et un blanc. Dans la dernière année de sa vie, malgré le fait qu’elle demeure lucide elle doit être alitée. La famille de réunit dans la maison familiale en 1941 pour fêter ses cent ans. Elle décède le lendemain de Noël 1941.

Source : Recherche Amélie Masson-Labonté, pour la TCCC