La communauté de Ndilo est actuellement composée d’environ 500 personnes. Plusieurs traditions sont encore bien vivantes et de nombreux habitants parlent le tlicho, une des langues dénées.

Les Dénés ont été le premier peuple à s’établir aux Territoires du Nord-Ouest.  Certains archéologues croient que les origines des Dénés remonteraient à environ 7000 ans, c’est-à-dire à la fin de la dernière période glaciaire ! Les archéologues pensent que les contes traditionnels dénés qui sont peuplés d’animaux géants réfèreraient en fait à des animaux qui existaient vraiment à cette époque mais qui ont disparu à cause du réchauffement du climat après la glaciation. C’est donc une culture millénaire que nous avons sous les yeux.

Aux Territoires du Nord-Ouest, 48% de la population est autochtone. De ce nombre, 28% sont Dénés. Démographiquement, il  s’agit donc du groupe autochtone le plus important des TNO. Les Denés sont divisés en 4 groupes : les Dénés Esclaves, les Tlicho, les Sahtu et les Chipewyan. Ces communautés parlent des langues différentes qui sont toutes issues de la grande famille des langues athapascanes.

Les Dénés appellent le territoire qu’ils occupent le « Denendeh », ce qui veut dire « la terre des gens ». Traditionnellement, les Dénés étaient nomades et vivaient dans la forêt boréale. Leur vie était rythmée par les saisons et par les migrations des animaux. Ils se déplaçaient en suivant les troupeaux et selon la disponibilité des plantes desquels ils dépendaient pour survivre. Ils se déplaçaient à pied ou naviguaient sur les cours d’eau dans des canots construits en écorce de bouleau ou en peau de caribous. La construction des canots était une tâche collective.

Quoi qu’il en soit, ces peuples devaient faire preuve d’une grande ingéniosité et d’une capacité d’adaptation hors du commun pour avoir survécu dans un climat aussi difficile. L’hiver 6 mois par année, des grands froids.

Les premiers contacts avec les non-autochtones ont eu lieu au début du 20ième siècle. Ce qui a mené à de profonds changements sociaux au sein des communautés dénées. La traite des fourrures par exemple a eu un impact important sur le mode de vie traditionnel et sur l’économie dénée.

Comme dans plusieurs autres communautés autochtones, les anciens jouent un rôle social prépondérant. On se réfère à eux parce qu’ils détiennent la mémoire collective et connaissent le territoire. À travers leurs témoignages, les anciens racontent l'histoire des Dénés, le mode de vie traditionnel et les contes et les légendes arrivés jusqu’à eux par la tradition orale. Ce sont eux qui ont la responsabilité d’enseigner aux enfants tout ce que ceux-ci doivent savoir afin de pouvoir survivre sur le territoire et de transmettre la culture. Encore aujourd’hui, ils sont très respectés et on consulte les anciens lors de nombreuses occasions : lors de discussions sur l’avenir d’une communauté, lors d’activités culturelles avec des jeunes, lorsqu’on veut des conseils sur l’usage traditionnel du territoire ou lors de séances de guérison communautaires.

Le consensus a traditionnellement été le mode de fonctionnement politique des Dénés. Le Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest d’aujourd’hui a d’ailleurs hérité de ce mode de fonctionnement singulier.