Au début de 1900, les habitations de Pointe-Bleue comptent plusieurs tentes, (mihtshen apikuashuna) mais peu de maisons (apishish mitshuapa). Au printemps (E milushkamihtsh), le nombre de tentements augmente (alu apikuashuana takuan) lorsque les familles reviennent du territoire (nashipeuatsh). Ces dernières s'installent à proximité des églises catholiques et anglicanes et confirment la position du «centre du village» (tetau ilnussi) à l'origine fondé par le poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson et de la chapelle (aiamiheutshuapiss) déménagée de Métabetchouan.

« Il y avait bien 75 tentes en bas chez Axep, de magasin (atauitshuap) aller chez Albert Jourdain. C'était toutes des tentes ça. Une maison, quelques maisons, il n'y avait pas gros de maisons.» (aîné de Mashteuiatsh).

Les sites de tentements (apikuashuna) sont réduits par le passage des routes et la construction de maisons (mitshuapa). Les tentes situées près des maisons sont de plus en plus tassées. Vers (Uiesh) 1940, plusieurs familles s'installent le long de la rue (meshkanau) principale en contrebas de l'église. Quant au site de tentement anglican, près du magasin de la famille Robertson, il est aussi réduit d'un côté par le rehaussement du lac et de l'autre, par la construction de maisons.

«Il y avait plus de tentes qu'il n'y avait de maisons. Il y avait beaucoup de tentes. Le chemin ici du cimetière (likuashkan), en bas de la côte (pinashu)..., ce chemin-là c'était des tentes (apikuashuna). René Robertson...aller jusqu'au cran où le camp de Tommy Robertson, ça c'était toutes des tentes de Mistassini.»