Au cours de l'hiver (pipun) 1874-1875 les Oblats (kauapikueshatsh) de la mission du poste de traite de Métabetchouan songent à déplacer la chapelle qu'ils ont construite en 1859. Ils cherchent à mieux la situer et à rejoindre davantage de fidèles.

À l'hiver (E piputsh) la communauté de Pointe-Bleue accueille un chargement insolite : des chevaux (kapelalashkueuatsh) trainent d'immenses pièces de cèdre (massishk) et un clocher (teueshekshikan) entier sur les glaces (mishkumi) du Pekuakami. Les missionnaires (Kauapikueshatsh) assistés de quelques (pisse) Pekuakamiulnuatsh entreprennent alors d'assembler l'ancienne chapelle (tshiash aiamiheutshuapiss) de Métabetchouan sur la rue Uapakalu, à la hauteur du chemin de fer (ishkuteutapan meshkanau) actuel.

La Chapelle bénéficie maintenant d'une élévation et d'une vue panoramique sur le Pekuakami.

« Je vous dirais que rien n'égale le charme d'une messe de minuit (aiamiheun nipaimahanan) entendue dans la chapelle de la Pointe-Bleue» écrit un voyageur en 1891. 

Il faut dire que le Père Arnaud (Kauapikuesh) s'efforce de l'embellir ! Le Noël
(Nipaimahanan) suivant, il demande aux instances du Québec de lui obtenir une cloche (teueshekahikan) pour sa mission du lac.

En 1896, on imagine construire une autre chapelle,mais c'est en 1899 qu'on cesse réellement de l'utiliser. Quelques sépultures (likuashkana) subsistant dans le vieux cimetière (tshiash likuashkan) de la chapelle ont été déplacées dans le nouveau cimetière (likuashkan) de Mashteuiatsh. L'achat en 1903 d'un nouveau lot pour le cimetière, permet le transfert des sépultures (likuashlana) au début des années 1910.

Des fonds sont accumulés en vue de la construction (manutshanutsh) d'une nouvelle église (ussi-aiamiheutshuap) à l'été (enipitsh) 1896.