Au printemps (E milushkamihtsh) 1959, le premier coup de pelle (mulikapakan) est donné à la construction d'un pensionnat (mitshuap kakanuelimkanita auassatsh) à Pointe-Bleue. Dès la rentrée 1960, le clergé dispense des cours de catéchisme, de français et d'histoire.

Les religieux accueillent des enfants (auassatsh) de Pointe-Bleue, mais aussi de Wemotaci et de Manawan. Pour l'année scolaire 1960-1961, ils sont 192, dont 99 filles (ishkuessatsh), en résidence à Pointe-Bleue. L'année suivante, ils sont 319, issus de plusieurs réserves (mishue kutaka ilnussihtsh) différentes.

Scolariser les enfants (auassatsh) représente un grand sacrifice pour les parents (uhtauimau mask ukauimau). Parce qu'ils doivent repartir en territoire durant tout l'hiver (pipun), ils doivent laisser leurs enfants (utauassimuau) pour une année scolaire complète et ne reviendront à Pointe-Bleue que l'été (nipin) suivant.

À la fin des années 1980, le pensionnat ferme (mitshuap kaknuelimakanita auassatsh tshipahekanu) ses portes et le Conseil de bande des Montagnais du Lac Saint-Jean prend en main l'éducation.

Au milieu des années 1990, le secteur de l'ancien pensionnat (tshiash mitshuap kakanuelimakanita auassatsh) est totalement rénové. La résidence accueille l'école (katshishkutamatsheutshuap) secondaire Kassinu Mamu. Le secteur regroupe également l'école primaire Amishk, le centre sportif, la bibliothèque et divers services du Conseil de bande (Pekuakamiulnuatsh Takuhikan) reliés entre eux par des couloirs intérieurs.