Dans les premières années suivant la création de la communauté, vers 1871, selon les directives du gouvernement fédéral, l'agent des terres d'une réserve doit encourager ses administrés à pratiquer l'agriculture et l'élevage. 

L'établissement des Oblats et les terres qui leur ont assigné marquent un moment important (ishpitelitakuan) dans l'incitation à l'agriculture (pishtinaun) dans la communauté. 

Les cultivateurs de Pointe-Bleue travaillent (atusseuatsh) sur la ferme (mishkushu mitshuap) l'été (e nipitsh) et font du bois (nukutatsheuatsh) de chauffage l'hiver, plusieurs partent loin en forêt (katak minashkuahtsh) récoltent le bois et posent leurs pièges (tishulakanitsheuatsh) pour la trappe afin de subvenir au besoin de leurs familles, acheter des meubles, des outils et tout ce qui est utile. À ce moment, seuls quelques Pekuakamiulnuatsh vivent de l'agriculture (pishtinaun).

En 1907, trente familles (nishtunu peikutenuatsh) trouvent leur subsistance exclusivement dans leur culture (ilnu-aitun). Le troc est alors monnaie courante, les cultivateurs vendent (ataueuatsh leurs produits et les trappeurs (katishulakanitsheta) en font autant. Au début des années 1930, les Pekuakamiulnuatsh ont des revenus peu élevés, la trappe et maintenant l'agriculture constituent un bon moyen de les compléter.