Bonjour!

Vous voilà à quelques pas du bureau que j’occupais lorsque j’étais maire de la belle municipalité de St-Luc-de-Vincennes. Mais je saute des étapes. Commençons par mes débuts…

Je me nomme Armand Beaudoin, et je suis né en 1921 sur la ferme familiale, ici même, à Saint-Luc. Premier garçon d’une famille nombreuse, j’ai dû me relever les manches très tôt pour aider mon père dans les multiples tâches de la ferme. Et comme plusieurs autres garçons de mon âge, je suis monté au chantier pour arrondir les fins de mois et surtout, pour ramasser le pécule nécessaire à l’achat d’une terre bien à moi. Le début d’une bien belle épopée!

En 1950, je me suis marié avec l’amour de ma vie, Marie-Jeanne Masson, mère de mes trois enfants et partenaire fidèle, autant en affaires que dans nos nombreux projets. Quelle grande équipe nous avons été! Nous avons d’abord exploité une ferme laitière, pour ensuite nous retourner vers l’industrie florissante des fraises. Nous étions reconnus dans tout le canton pour nos petites merveilles estivales. Nous avons également développé une industrie spécialisée en maternité porcine avec nos enfants, devenus grands. C’est d’ailleurs notre Denis qui a repris le flambeau de l’organisation familiale. Trois générations d’agriculteurs, ce n’est pas rien!

Mais je n’allais pas passer ma retraite à rêvasser. Ça aurait été de mal me connaître que de croire ça ! Je me suis impliqué socialement dans ma communauté, et ce, à divers titres : entre autres, comme directeur de la Coopérative agricole, conseiller municipal, marguiller, directeur et président de la Caisse populaire ainsi que du Conseil d’administration du CLSC des Chenaux et, comme je vous l’ai dit plus tôt, à titre de maire pendant 11 ans. À ce poste, j’ai contribué à apporter l’eau potable à tous mes citoyens et à fonder la Société d’histoire de St-Luc-de-Vincennes, si chère à mon cœur.

Pour moi, il était important de m’impliquer pour me joindre aux pionniers et visionnaires qui ont fait de notre coin de pays ce qu’il est aujourd’hui. Mais ça, je crois que vous l’aviez compris ! Au plaisir de vous revoir chez nous!