Vous voilà!

Prêts à en savoir plus sur la belle paroisse de Saint-Maurice? Qui suis-je? Excusez mon impolitesse. Je me nomme Pierre-Alfred Boisvert et j’ai travaillé intensément au succès de la compagnie Radnor, fleuron de notre paroisse. Maintenant, vous voulez en savoir davantage?

Du plus loin que je me souvienne, le nom Radnor a toujours été sur toutes les lèvres de mon coin de pays. Premièrement, il y a eu les Forges Radnor, exploitées de 1854 à 1910, et qui ont procuré de l’emploi à des générations d’hommes, dont mon père. On y extirpait du minerai de fer, mais également de la pierre de taille, ce qui a servi à construire, entre autres, la majestueuse cathédrale de Trois-Rivières. Lors d’une visite dans la capitale mauricienne, je vous invite à aller y faire un petit tour.

Pour ma part, c’est la découverte de la source Radnor, le 14 juin 1894, qui a le plus marqué mon histoire. Nul n’aurait pu se douter que le petit gars qui entrait à l’âge de 13 ans au service de la Radnor Water Compagny (1897) allait un jour en devenir un propriétaire des plus productifs. Et pourtant! Il faut dire que j’ai un peu hésité… Après dix-sept ans à l’usine d’embouteillage, j’ai désiré voir du pays et suis entré au service de la Laurentide à Grand-Mère. Mon épouse, Flora Lemire dite Gonneville, et ma famille, restées dans le canton Radnor, m’ont rapidement manqué. Fils de cultivateur, je suis donc revenu dans ma paroisse natale deux ans plus tard pour y cultiver mes terres. Mais l’idée de récupérer l’usine Radnor, abandonnée depuis 1918, se fit insistante dans mon esprit… En décembre 1930, j’en prenais possession. Quel beau projet à partager avec mes enfants!

On ne peut pas dire que cela a été facile ! Jadis reconnue jusque sur la table royale du Prince de Galles, la compagnie avait perdu quelques plumes depuis sa fermeture. Soit! J’ai retroussé mes manches, développé de nouveaux produits, modernisé mes installations et parcouru les routes, d’abord environnantes puis nationales, pour faire rayonner nos produits exceptionnels. Aujourd’hui, j’ai le sentiment du devoir accompli, celui d’avoir participé au dynamisme de ma région et d’avoir légué à mes enfants et mes petits-enfants le sens du travail bien fait. Est-ce que je referais le même chemin! Ça coule de source!