Pierre Melanson dit La Verdure et sa famille sont les premiers à s'installer à Grand-Pré, en 1682. Ils transforment les marais salés en terres fertiles pour l'agriculture.

Le 18 août 1755, huit jours après que les Acadiens de l’isthme de Chignectou aient été pris d’assaut par les Anglais, le lieutenant-colonel John Winslow arrive à Grand-Pré avec 315 soldats. Il monte une palissade autour de l’église de Saint-Charles-des-Mines dans laquelle il installe son quartier général.

Le 5 septembre 1755, l’ordre de Déportation est lu simultanément aux Acadiens de Grand-Pré à l’église Saint-Charles et aux Acadiens de Pisiguit emprisonnés quelques jours auparavant au Fort Edward. Les 418 hommes et garçons âgés de plus de 10 ans qui s’étaient présentés à l’église comme demandé sont alors emprisonnés durant les 5 semaines qui suivent.

Ce sont ensuite 2 200 Acadiens qui sont déportés de Grand-Pré et de sa région, soit un tiers des 6 000 Acadiens déportés de la Nouvelle-Écosse en 1755, hommes, femmes et enfants confondus.

De 1922 à 1930, une chapelle commémorative est construite à l'endroit où devait se dresser l'église Saint-Charles-des-Mines, détruite par les flammes.

En 1961, Grand-Pré est classé Lieu historique national.  Le 30 juin 2012, le Paysage de Grand-Pré est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour beaucoup d’Acadiens, Grand-Pré est considéré comme le cœur de leur patrie ancestrale.