La maison Alexandre-Henri Masson

Maison de villégiature de style éclectique ou Arts et Métiers

Source photo: Maison Alexandre-H-Masson vers 1900 © SHRT, Collection E. S. Mathieu. Musique de Le matin quand je m'y lève – Allemande / Compositeur : Olivier Brault, Variations en suite de danses, interprétée au violon baroque par Olivier B. Brault.


Maison familiale après l'agrandissement de 1911

Maison Alexandre Henri Masson vers 1915, après l’agrandissement.  La vaste galerie couverte est disparue, mais un balcon superposé à un perron a été ajouté à l’entrée. À cause de cela et du changement de revêtement, l’état d’authenticité a été un peu altéré. – Évaluation de la firme de consultants Bergeron Gagnon inc.

Source : © SHRT, Fonds Aimé-Despatis

Alexandre-Henri Masson

Photo d'Alexandre-Henri Masson (1861-1913).

Source : BAnQ, Centre Vieux-Montréal, P650, Fonds Famille Masson

Texte de la narration

Vous êtes tourné vers la maison Alexandre-Henri-Masson, de l’autre côté de la rue.

Alexandre Henri Masson est le fils du sénateur Louis François Rodrigue Masson et de Louise Mackenzie. Il loue ou habite en pension à Montréal jusqu’à son mariage avec Louise Loranger en 1891. Cette même année, il fait construire une partie de cette maison en bois de deux étages sur un terrain que lui donne son père. La construction se termine en 1892 et il s’y installe à demeure avec son épouse en 1893.

Devenu veuf en 1907, Alexandre Henri épouse en seconde noce Jeanne Desjardins qui apporte dans son trousseau de mariée ses deux nièces orphelines. Le couple s’installe à Terrebonne et rapidement la famille s’agrandit de trois enfants. Vers 1911, Alexandre Henri ajoute à l’ouest de la petite maison une aile presque symétrique au corps de logis déjà existant. Cet ajout comprend un grand salon avec foyer, une fenêtre en oriel et un balcon avec vue sur la rivière. Alexandre Henri Masson décède en 1913, à l’âge de 52 ans.

La famille d’Alexandre Henri Masson et sa succession conservent la maison jusqu’à sa vente à M. Lionel Grenier en 1962. Ce dernier est le fondateur de l’entreprise Lionel Grenier Automobiles, en 1970.  Le commerce d'automobiles occupe une grande partie de sa vie. Il s’implique dans diverses associations. Il gravit tous les échelons de la hiérarchie du Club optimiste de Terrebonne jusqu'au poste de président international. Né en 1915, il meurt en 2006 à l’âge de 90 ans.
 
Toute la partie ouest de ce terrain est concédée à Michel Miville en 1761. De 1777 à 1783, des auxiliaires allemands venus combattre les « rebelles » américains pour le compte de l’Angleterre sont déployés au Canada. Peu avant 1779, Johannes Knoblauch, fantassin du régiment du Hesse-Cassel, le déserte. En mars de cette année, il signe un engagement auprès d’Ezekiel Solomons, un trafiquant de Montréal. Il s’engage à titre de milieu de canot pour aller au poste de Nipigon au nord du lac Supérieur et déclare résider à Terrebonne. 

De retour du pays d’en-Haut en 1789, il achète cet emplacement sur lequel il exploite une boucherie de grande dimension jusqu’en 1813. Il réside dans une modeste maison montée en pièces sur pièces, séparée en appartement par une cloison, avec une cheminée en pierre et une toiture couverte en bardeau. Il héberge Louis Beaudoin, un apprenti boucher, et son neveu Henry Knoblauch à titre de commis. Fait à noter, il possède un canot d’écorce. 

Surnommé L’Allemand, il est inhumé à Terrebonne en 1817. Il a 67 ans. Le médecin-chirurgien Simon Fraser achète l’emplacement en 1813 et le possède jusqu’en 1834, avant de s’en départir et d’emménager un peu plus à l’est sur la rue Saint-Louis.

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Une présentation de la Caisse Desjardins de Terrebonne, partenaire officiel.
 



Extrait de
Le front bourgeois de Terrebonne | Circuit historique

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