Hôtel de ville de Thunder Bay

Face à l'Hôtel de ville

L’hôtel de ville de l'ancienne ville de Fort William est devenu l’Hôtel de ville de Thunder Bay au moment de la création de la nouvelle ville, issue de municipalités fusionnées, en 1970.

Deux plaques sont installées face à l’Hôtel de Ville de Thunder Bay. Elles commémorent respectivement le Fort Kaministiquia et le rôle historique de William McGillivray.

Fort Kaministiquia

Zacharie Robutel de la Nouë, un officier français, a fait construire un petit fort près d’ici en 1717. Celui-ci allait être le premier d’une série lieux servant de bases à destination de ce qu'on appelait la mer de l’Ouest. Seule une petite structure construite en 1679 par Daniel Greysolon, sieur du Lhut, existait auparavant sur un autre embranchement du delta de la rivière Kaministiquia.

De 1727 à 1743, le célèbre explorateur Pierre Gaultier de La Vérendrye s’est servi de ce premier fort comme poste d’échange. C'était le camp base de ses opérations. Après la conquête de la Nouvelle-France en 1760, l'endroit a été abandonné.

Un peu plus tard, le fort Kaministiquia est construit non loin, en aval, par la Compagnie du Nord-Ouest. C'est celui-ci qui sera rebaptisé Fort William en 1807. Il esrt situé au cœur de la ville à l'époque.

William McGillivray (1764-1825)

En 1784, William McGillivray vient rejoindre son oncle à Montréal et commence son apprentissage du métier de trafiquant de fourrures pour le compte de la Compagnie du Nord-Ouest (CNO). L'année suivante, il se rend dans les régions de traite du Nord-Ouest en qualité de commis.

Il devient actionnaire de la CNO en 1790. Il est aussi responsable de département pour la compagnie. Il en devient son directeur principal en 1804. Le siège des terres désertiques de la compagnie, Fort Kaministiquia, a été renommé Fort William en son honneur.

Un fort renommé William

Le fort Kaministiquia  incluait une quarantaine d’édifices bâtis sur 25 acres de terrain.  Pendant une assemblée tenue à l’été 1807, des membres ont voté pour que ce lieu porte plutôt le nom Fort William  en l’honneur de William McGillivray.

L'utilité de fort William

William McGillivray avait succédé à son oncle défunt, Simon McTavish, à la tête de la Compagnie du Nord-Ouest. Cette compagnie a continué d’exercer ses activités commerciales au Fort William jusqu’en 1821 lorsqu’elle s’est fusionnée avec la Compagnie de la Baie d’Hudson. Tous les édifices de cette compagnie font partie de l'actuel site historique reconstruit de Fort William.

En plus d’être un entrepôt et un lieu de rencontre pour les canoës en provenance du nord-ouest et de Montréal, le fort accueillait les partenaires de la Compagnie du Nord-Ouest qui y tenait ses assemblées annuelles.

En 1803, le transfert du Poste de Grand Portage au Fort Kaministiquia est complété et la route Kam-Dog est remise en service. Après cette fusion, le fort a perdu sa raison d’être puisque la grande partie des activités se passait plutôt à la York Factory, sur la baie d’Hudson.

Du temps de la traite de fourrures

Des forts et des postes de traite ont été construits à l’aide d’explorateurs et de traiteurs et des traités ont été conclus avec les groupes autochtones.

En 1679, M. Dulhut a été chargé de faire progresser les intérêts français en assurant la construction de deux postes de traite. Situés sur le lac Nipigon et à Kaministiquia, à l’extrémité ouest du lac Supérieur, ces postes ont été confiés à son frère cadet, M. Claude Greysolon de La Tourette. Cependant, en 1696, les autorités françaises les ont fermés en raison d’une surabondance sur le marché des fourrures.

Daniel Greysolon Sieur Dulhut

Daniel Greysolon Sieur du Lhut (souvent écrit Dulhut) est né en 1636 à Saint-Germain–Laval, près de Lyon, en France – l’enfant de Claude Greysolon et de Marie Patron. Noble de son époque, Dulhut s’est rapidement hissé aux rangs supérieurs de la cour royale de la France.

En 1674, à 38 ans, il a voyagé en Nouvelle-France (Québec, Canada) pour commander le corps de marines à Montréal. Il est reconnu comme le premier Européen à explorer la région connue aujourd’hui comme Duluth, Minnesota.

Crédit photo: Sharon Mollerus.

En direction de l'Ouest

Le 1er septembre 1678, M. Daniel Greysolon Dulhut, sept Français et trois esclaves des Premières Nations (qu’on lui avait offerts) ont quitté secrètement Montréal en direction du lac Supérieur.

L’objectif de M. Dulhut était de négocier une entente de paix permanente entre les Sioux, les Chippewas et les autres tribus qui vivaient à l’ouest et au nord du lac Supérieur et relier formellement cette région pacifiée à la Nouvelle-France. Il souhaitait aussi empêcher que les Cris et les Monsonis apportent leurs fourrures aux Anglais à la baie d’Hudson.

Zacharie Robutel de la Nouë

En 1717, le noble, Zacharie Robutel de la Nouë, a rétabli le Fort Kaministiquia à un nouvel emplacement à l’embouchure du fleuve. Le poste est désigné « Fort Caministogoyan » sur les cartes françaises du 18e siècle créées par Jacques-Nicolas Bellin, l’hydrographe du roi.
 
Fils de Claude Robutel, Zacharie figurait parmi une centaine d’hommes et de femmes (y compris Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal) venus en 1653 pour relancer la jeune colonie à Montréal. Les Iroquois ne cessaient d’attaquer la colonisation et il ne restait que quelques douzaines d’hommes pour la défendre.

Traité Jay

En 1794, à la suite de la guerre de l’Indépendance américaine, le Traité Jay a créé une nouvelle frontière entre les États-Unis et le territoire britannique, en raison de laquelle Grand Portage se trouvait sur le sol américain.

Pour éviter d’avoir à payer des frais de douanes sur sa marchandise, en 1803, la Compagnie du Nord-Ouest a réouvert la route de Kaministiquia et a quitté Grand Portage pour s’installer tout près de l’ancien Fort Kaministiquia, abandonné en 1759 par les Français pendant la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques. Le nouveau bâtiment, construit de 1801 à 1804, a servi d’entrepôt et de lieu de rencontre.



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Extrait de
Thunder Bay | La période française

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