Mission de l’Immaculée Conception

L'église Saint Anne's Catholic Church

Nous sommes face à l'église Saint Anne's Catholic Church fondée par les missionnaires de l'Immaculate Conception. Cette église nous rappelle que c'est dans cette région que la première mission catholique francophone s'est établie au Nord Ouest des Grands Lacs au 19e siècle.

Croquis de la mission vers 1873

La Mission de l’Immaculée Conception est le berceau de l’Église catholique au Nord du lac Supérieur.

Créée en juillet 1849 par deux missionnaires jésuites français, le Père Pierre Choné (1808-1879) et le Père Nicolas Frémiot (1818-1854), la mission est construite sur la rive gauche de la rivière du même nom, là où elle se joint à la rivière Kaministiquia. De cet endroit, les Jésuites voyageaient le long de la rive nord du lac Supérieur pour leur œuvre missionnaire. La mission dessert la région à partir de là à l'époque, ceci pendant une cinquantaine d’années, soit jusqu'en 1908, pour ensuite être déplacée dans la réserve indienne de Fort William.

La photo présente un croquis de la mission dessiné par William A. Johnson, vers 1873.

La mission et ses édifices

À ses débuts, la mission était située au centre d’un village indien qui comptait environ une trentaine d'habitations. En l’espace de cinq ans, elle s’est dotée d’une grande église, d’une école de jour et de nombreuses annexes.

En 1870, quatre religieuses de la Congrégation du Cœur immaculé de Marie sont venues au site pour aider à y établir un orphelinat. Ce site a été en service jusqu’à ce que la mission se réinstalle sur la réserve du Fort William.

Jusqu’à sa disparition en 1906, le site a été le siège des activités missionnaires des Jésuites d'une énorme région, allant de Grand Portage et Grand Marais, sur la rive nord-ouest du lac Supérieur, jusqu'aux États-Unis et jusqu’à White River, à 320 km à l’est du Fort William.

Les Jésuites et les Premières Nations

Les missionnaires jésuites ont été attirés par le site de la rivière Kaministiquia en raison  des terres étaient cultivables. Ils envisageaient la possibilité de convertir les Anishnabegs en catholiques tout en leur inculquant des valeurs européennes.

Les Jésuites se sont toutefois rendus compte qu’il était difficile de surmonter la division culturelle. Les Anishinabegs résistaient farouchement aux efforts de conversion religieuse et sociale de ces derniers. En fait, ceux qui adoptaient le catholicisme étaient plus portés à entremêler cette nouvelle religion avec leurs croyances spirituelles traditionnelles plutôt que de s’y convertir complètement.

Carte de traité

En septembre 1850, les Anishinabegs (Ojibwés) du secteur supérieur des Grands Lacs ont conclu deux traités distincts, mais interdépendants, à savoir le Traité Robinson-Supérieur et le Traité Robinson-Huron. Ces ententes assuraient à la province du Canada (Canada Est et Canada Ouest, maintenant le Québec et l’Ontario) un accès aux rives nord des lacs Huron et Supérieur aux fins de colonisation et d’exploitation minérale.

Les missionnaires s’opposaient aux traités, lesquels reconnaissaient la cession de millions d’acres de terrain à la Couronne britannique. Ils ont fait un plaidoyer au nom des Anishinabegs du Fort William afin d’obtenir des modalités plus justes.



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