Plaque commémorative de la traite des fourrures

En souvenir du premier emplacement de Fort William

Cette plaque se trouve à l'endroit où se trouvait Fort William du temps de la traite des fourrures. Elle souligne l'importance du fort et de cette activité économique par rapport au développement de la région de Thunder Bay.

L’industrie de la traite de fourrures a, à elle seule, dominé le secteur commercial pendant presque 250 ans, du début du 17e siècle jusqu’au milieu du 19e siècle, soutenue principalement par le piégeage de castors pour subvenir à la demande en chapeaux de feutre de l’Europe. La grande étendue boisée et naturelle de ce qui est maintenant le Canada constituaient essentiellement le moteur de l’économie canadienne à l'époque.

Du temps de la traite des fourrures

Les acteurs clés des débuts de la traite de fourrures étaient les Autochtones et les Français. Concrètement, les Français donnaient des articles européens aux autochtones en échange de peaux de castor.

Le commerce des fourrures était la plus importante activité commerciale de la Nouvelle-France. C'est cette activité qui est à l'origine du peuplement et l'exploration de ce qui est devenu le Canada. De plus, la traite a servi à financer les œuvres missionnaires, à créer des liens sociaux, économiques et coloniaux entre les Européens et les Autochtones, en plus de jouer un rôle dans la création et le développement du Canada.

Trappeurs des Premières Nations

Au commencement de la traite des fourrures, le piégeage se faisait surtout par les Premières Nations. Par contre, les Métis (parfois considérés comme « les enfants de la traite de fourrures »), sont devenus des chasseurs et trappeurs compétents et, par la fin des années 1700, gagnaient aussi leur vie à piéger.

Même s’il y a beaucoup moins de trappeurs aujourd’hui qu’autrefois, nombreux sont les Autochtones du Nord qui continuent d’exercer ce métier traditionnel.

Les voyageurs

Les voyageurs étaient des commerçants. Ils constituaient la principale main-d’œuvre du système de traite de fourrures depuis Montréal. Ils dirigeaient de gros canoës chargés de marchandise le long des réseaux fluviaux, de Montréal en passant par Fort William, qui fait partie maintenant de Thunder Bay, jusqu’aux régions connues aujourd’hui comme le Nord de l’Alberta et le Sud des Territoires-du-Nord-Ouest, et parfois même vers l’Oregon.

Au moment culminant des activités, vers les années 1810, il y avait quelque 3.000 voyageurs, la plupart des Canadiens-français à la recherche de précieuses fourrures.

Contrat d'un voyageur

Les voyageurs faisaient partie d’un système organisé et autorisé, contrôlé largement par un nombre restreint de commerçants montréalais.

Le système

Puisque la traite de fourrures était devenue très rentable, elle a été organisée en système. Les voyageurs, en grande partie des trappeurs, sont devenus peu à peu des travailleurs contractuels.

Les bourgeois (haut placés dans les entreprises de traite de fourrures) et les hommes recrutés ont formalisé leur entente. Un contrat habituel stipulait les conditions de travail des voyageurs tout en précisant des renseignements comme la date de départ, la période de travail, le rôle dans le canoë, les fonctions aux postes de traite, le salaire et le mode de paiement. Les employés devaient promettre l’allégeance et la subordination à leur bourgeois, car les entreprises ne voulaient pas perdre leur main-d’œuvre à leurs concurrents.

Puisque la plupart des voyageurs étaient canadiens-français et analphabètes, les contrats étaient préparés en français, mais signés souvent d’un simple « X ».



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Extrait de
Thunder Bay | La période française

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