La première école de Lantier

La vie scolaire au siècle dernier


D'école à maison unifamiliale

Du temps où c'était une école, ce bâtiment comprenait un espace pour loger I’enseignante. Celle-ci demeurait, en effet, sur place. L'intérieur, éclairé par plusieurs fenêtres, comprenait un tambour qui servait de vestiaire, une classe unique où des pupitres étaient vissés au plancher, un tableau noir, ainsi que le bureau et la chaise de I’enseignante. Le local était muni d’un poêle à bois en fonte dont la responsabilité de l'entretien était confié à un élève.

À I’extérieur, une shed (un hangar) à bois et une bécosse (latrine) attenaient à l’école.

L'école a ensuite été transformée en résidence privée. Celle-ci appartient à Famille Miron depuis 1969.

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À I’époque où Lantier était considéré comme une mission, la maison d’écoIe no.1, construite en 1920 et située au 1025, boulevard Rolland-Cloutier (route329), servait également au culte avant I’existence de la chapelle desserte Sacré-Cœur-des-Laurentides. Aujourd’hui, cet immeuble est une résidence privée.

Ce bâtiment, construit en bois, avait plusieurs fenêtres pour I’écIairage et un espace pour loger I’institutrice  qui demeurait  à I’écoIe. Quand on entrait, on trouvait un tambour qui servait de vestiaire, une classe unique où étaient vissées au plancher des rangées de pupitres, un tableau noir, Ie bureau et la chaise de I’enseignante. Le local était muni d’un poêle à bois en fonte dont la responsabilité à entretenir Ie feu incombait à un élève. À I’extérieur, un shed (hangar) à bois et une bécosse (latrine) attenants à l’école. La personne la plus respectée dans Ie village après Ie curé, Ie maire et les commissaires, était bien sûr, la maitresse d’école qui enseigne à une trentaine d’enfants de la 1ère à la 7e année. Ceux-ci ont des cours de français, de calcul (arithmétique), d’histoire, de géographie, de religion, de bienséance, de dessin et de chant. Les parents lui donnent toute leur confiance d’autant qu’elIe devait avoir une moralité publique irréprochable.


La Commission scolaire de Lantier est fondée en 1948, on engage un instituteur à I’écoIe no.3 et une institutrice à I’écoIe no.5. Les rapports des inspecteurs d’écoIe indiquent que I’état  matériel des écoles est à améliorer. L’école no.2 a besoin d’eau potable, de travaux dans la cour, de gravier, de piquets de cèdre à la clôture, etc. Le budget de fonctionnement est restreint face aux dépenses : coopérative d’éIectricité de Saint- Donat, chauffage (cordes de bois), châssis-doubles, installation de sanitaires et de puits, etc. Une taxe de 2,00$ par 100,00$ d’évaluation est imposée et sera prélevée durant I’année scolaire 1949-1950. Cette source de revenu permet d’acheter des bureaux, des livres, des fournitures (craies, bouliers-compteurs, globes terrestres, cartes géographiques) dans Ie but d’améIiorer la vie scolaire des élèves et des enseignants. Quant à I’écoIe no.1, on ne peut exiger d’un seul titulaire si compétent soit-il, de pousser à fond l’instruction et surtout I’éducation de 50 enfants répartis en 8 divisions.

En 1950, I’accroissement d’élèves, les suggestions d’un inspecteur d’écoles et les exigences de la loi du Département de I’instruction publique incitent la municipalité scolaire de Lantier à acquérir cinq terrains pour l’ouverture d’une nouvelle école (aujourd’hui l’Hôtel de ville) de deux classes au village. La valeur de l’éducation est très appréciable et les initiatives comme le musée agricole- forestier et la bibliothèque scolaire contribuent à rehausser la valeur de cette éducation. Toutefois, il est nécessaire de procéder à l’agrandissement de I’écoIe en 1954, afin d’y ajouter trois classes élémentaires supérieures. On insiste pour mettre le nouveau programme pédagogique en opération en fournissant les outils nécessaires. Pour la 8e et 9e année, on invite les professeurs à intéresser les garçons aux travaux manuels, à l’agriculture pratique et au civisme. Durant ce temps, l’institutrice donne aux jeunes filles un véritable cours d’enseignement ménager. En 1960, l’école compte 120 étudiants dont 109 au cours primaire et 11 au cours secondaire 1er degré.

En juin 1963, Ie Québec assiste à la création d’un ministère de l’Éducation et de la Jeunesse et Ie remplacement du Conseil de I’instruction publique par un Conseil supérieur de I’éducation. L’année suivante, on envoie des élèves poursuivre leurs cours secondaires à Sainte-Agathe-des-Monts. La Commission scolaire de Lantier accepte d’affecter en mai 1967, un montant pour le transport des élèves des 4e à 7e année pour une journée à l’Expo 67 et une autre somme est affectée comme récompense de fin d’année aux autres élèves. En février 1969, il y a un rassemblement de municipalités scolaires connu sous Ie nom de Municipalité scolaire Laurentienne. En juin, il y a un regroupement et la création de la Commission Scolaire des Laurentides. Ainsi prend fin la vie scolaire à Lantier.

Extrait de
Circuit historique de Lantier

Circuit historique de Lantier image circuit

Présenté par : Municipalité de Lantier

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