Les maisons nomades

Une réplique de la cabane des zouaves


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Vous avez traversé le Parc du marais, juste à côté de la halte des zouaves, et vous vous trouvez devant un petit camp en bois rond. Pour être juste, ce bâtiment à l’aspect ancestral est une réplique fidèle de l’authentique cabane qui a accueilli les zouaves au moment de leur arrivée à Piopolis. C’était un vieux camp de bûcherons, sans doute construit par les Écossais puis abandonné.  Il a été choisi pour abriter les nouveaux colonisateurs à leur arrivée dans cette région encore vierge. Imaginez, les 14 zouaves et leur missionnaire devant partager cette petite cabane! Il ne fallait pas être capricieux!

La réplique de la cabane des zouaves a été construite en 1971 lors du centenaire de Piopolis et elle a été déménagée à plusieurs reprises. Cela en fait la première maison nomade de Piopolis. Elle sert maintenant de lieu d’interprétation, aménagée comme elle pouvait l’être à l’époque des premiers colons.

Si l’on vous a menés jusqu’ici, c’est justement pour vous introduire à tout un pan de l’histoire de Piopolis : les maisons nomades. En vous promenant dans le village, vous pourrez en compter 24 : elles portent un écriteau : maison nomade.

Tout comme la cabane des zouaves, première maison nomade de notre circuit, de véritables maisons ont été déménagées pour atteindre leur emplacement actuel dans le village. Ce n’était pas une mince tâche, avec les moyens de l’époque!

C’est vers les années 1907 qu’a commencé cette épopée des maisons nomades, avec la construction de la nouvelle église là où elle se trouve maintenant. L’ancienne église se trouvait dans le vieux village, à 4 km de là. Souvenons-nous qu’à cette époque, les villages trouvaient leur raison d’être à l’ombre de leur clocher. Vous en apprendrez davantage sur les raisons qui ont donné suite au déménagement dans la section sur l’église.

Les maisons nomades sont donc l’œuvre de familles qui ont voulu suivre le village, ou parfois d’autres qui avaient simplement envie de changer d’air.

Dans cette section, on vous présente quelques maisons à l’histoire étonnante. Vous trouverez plus d’informations sur chacune des maisons du village en consultant l’impressionnant travail d’une ancienne de Piopolis, le livre les maisons nomades disponible à la halte des zouaves.

Les maisons nomades, par Annonciade Laflamme Grenier

Une aînée de Piopolis raconte l'histoire de chaque maison du village, qu'elle soit nomade ou "sage". Son livre est disponible pour consultation à la Halte des Zouaves. Plusieurs de ces maisons se trouvent d'ailleurs à proximité du point d'intérêt actuel, où se trouve notre réplique de la cabane des zouaves sur la carte.

516 rue Principale

Cette maison a été bâtie vers les années 1900 dans le rang de la Papine, dont l'entrée se trouve à environ 4 kilomètres vers Bury.

En 1924, son propriétaire l'a déménagée près du quai. Rendue au village, elle a été agrandie et son revêtue de pierres des champs.

Le 516 en plein déménagement

Elle appartenait alors à Olivier Grenier, qui l’a déménagée avec ses propres camions. Il possédait 8 camions avec lesquels il faisait divers travaux comme ouvrir des chemins, enlever des roches dans les champs et, évidemment, déménager des maisons.

471 rue Principale

Cette maison bâtie à l’origine dans le rang de la Papine, près de la rivière Bergeron, a connu un déménagement spectaculaire.

Elle a été tirée sur des « sleighs » en passant par les chemins de chantier qui longeaient la rivière Bergeron. La maison est sortie sur le chemin de la Rivière Bergeron pour ensuite se rendre au village de Piopolis, où elle est maintenant.

105 rue de la Vieille Forge

Cette maison de ferme a été déménagée lorsqu'elle appartenait à Godefroi Grenier. Il avait une ferme et une forge qu'il opérait sur son terrain, d'où le nom de cette rue.

Pour se rapprocher du lac et du village, il l'a descendue du haut de sa ferme (au fond de la rue) jusqu'à son emplacement actuel. Elle a été agrandie d'une part égale à celle qui existait, et il l'a lui-même revêtue de pierres des champs.

362 rue Principale

De cette belle maison verte n’existait à l’origine que la partie de gauche. Elle était alors située devant l’église actuelle. Le bâtiment était une écurie bâtie pour ceux qui voulaient dételer leurs chevaux pour assister à la messe du dimanche.

L’écurie a été achetée par Hector Turcotte, le seul barbier pour homme à Piopolis, qui l’a déménagée environ 500 mètres de là, où elle se trouve maintenant, pour y faire sa demeure. Ce sont les propriétaires actuels qui ont rénové la maison et lui ont ajouté la nouvelle section. 

402 rue Principale

Cette maison de pierres détient sans doute le record de déménagements. Construite en 1898 au bout du rang des Greniers, elle a été déménagée au village, près de la marina, en passant sur le lac gelé. Elle y est restée plusieurs années.

Vendue à de nouveaux propriétaires, elle s’est rendue à plus de 4 kilomètres de là, sur le chemin de Bury!

En 1943, elle a connu son dernier déménagement qui l’a ramenée dans le village, à son emplacement actuel. Heureusement, c'est seulement à cette époque qu’elle a été recouverte de pierres!

458 rue Principale

Cette maison vient du chemin de Bury. Elle avait été défaite planche par planche et reconstruite avec soin à son emplacement actuel.

Dans cette maison s’est tenu un magasin général, on l’appelait « Chez Maria ».

Un imposant déménagement

En 1858, cette maison familiale de 3 étages à Piopolis a été achetée pour être convertie en hôtel... à Saint-Ludger. Elle a donc parcouru 40 milles avec l'aide de 3 camions d'Olivier Grenier. Elle a surmonté de grandes difficultés sur la route sinueuse et montagneuse, alors en terre, mais elle est arrivée saine et sauve après... 90 jours!

Extrait de
Histoire de Piopolis | Sur les traces des pionniers

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