Centre historique Bunny Basler

L’Association historique de Morin-Heights

Bâtiment du 75, chemin du lac Écho.

Construit vers 1948, le bâtiment situé au 75, chemin du lac Echo fut le poste de premiers soins de la station de ski du Mont Bellevue occupé par l’Ambulance Saint-Jean des Laurentides. Il fut offert à l’Association historique de Morin-Heights (AHMH) en 2017 et porte aujourd’hui le nom de son donateur, Bunny Basler. Le centre abrite les archives de l’association et on peut s’y procurer la revue bilingue Porc-épic et autres publications qui retracent l’histoire de la municipalité et de la région.

Les personnes en avant-plan sont des membres de l’Association historique de Morin-Heights.

À propos de l'Association historique de Morin-Heights

L'Association historique de Morin-Heights est un organisme à but non lucratif fondé par Sandra Stock en 1997. Sa mission est de contribuer à la préservation du patrimoine matériel et immatériel de Morin-Heights. L'organisme compte plus d’une centaine de membres. On y propose des ateliers et des conférences annuellement.

Profitons de cette halte pour faire connaissance avec le milieu naturel et les origines de Morin-Heights.

Le paysage

Edwin H. Holgate, huile sur panneau, circa 1955
Edwin Headley Holgate (1892-1977) est un artiste canadien qui s’est établi à Morin Heights en 1946. 

Nous sommes situés sur la marge sud de cette très ancienne formation géologique datant du précambrien que l'on appelle le Bouclier canadien. Constitué à l'origine de montagnes plus hautes que toutes celles que l'on retrouve sur la planète, il sera façonné lentement par le retrait des glaciers, dont le dernier, l'Inlandsis laurentien, il y a 8 000 à 12 000 ans.

La force de cette érosion a créé le paysage que nous observons aujourd'hui avec ses affleurements rocheux, ses cuvettes et entailles dans lesquelles s'est engouffrée l'eau de la fonte. Le sol est mince et peuplé par des conifères, des bouleaux jaunes et des pruches de l’est.

Présence autochtone

Vase iroquoien d’environ 700 ans trouvé par Jean-Louis Courteau lors d’une plongée dans le lac des Seize Îles en 2014. 
Photographie: Guy Couture, Centre de conservation du Québec 

Ce territoire aurait connu ses premiers habitants, les Bouclériens, près de 6 000 ans avant aujourd'hui (AA). Les peuples autochtones Cris, Algonquins, Anishinabes et Innus en seraient les descendants directs. Grâce aux récentes fouilles archéologiques, nous commençons à esquisser un portrait de la présence des Premières Nations avant la colonisation. Ainsi, à 20 kilomètres, dans le lac des Seize Îles, ont été repêchés des vases iroquois et hurons de 500 et 700 ans respectivement, témoins précieux de la fréquentation de la région à cette époque. 
 
La culture européenne, le commerce des fourrures et l’exploitation des ressources forestières, sans oublier les missions d’évangélisation, ont eu un impact important sur le mode de vie des Autochtones et l’occupation traditionnelle de leurs territoires. L’abandon du semi-nomadisme par les peuples qui remontaient la rivière Rouge et la rivière du Nord à l’automne en fut une conséquence. L’histoire de la présence humaine dans le canton avant l’arrivée des premiers colons irlandais au lac Écho en 1848 reste encore à découvrir.

La colonisation

Augustin-Norbert Morin (1803-1865) 
Source: BAnQ Québec, fonds J. E. Livernois ltée

En 1850, Augustin-Norbert Morin, homme politique alors commissaire des terres de la Couronne, fait arpenter le canton. Rapidement, les premiers lots se peuplent d'immigrants d'origine anglaise, irlandaise et écossaise de première et de deuxième générations.

Ces nouveaux arrivants proviennent principalement du comté d'Argenteuil où le village de Saint-André est une porte d'entrée pour les immigrants anglophones qui s'établissent progressivement vers le nord à la recherche de terres disponibles.

Extrait du journal du 6 avril 1898

Journal Le Nord, St-Jérôme, 6 avril 1898. 
Tirage hebdomadaire dont la devise à la fin du 19e siècle était «Emparons-nous du sol». 
 
Les francophones viennent d'un axe migratoire plus à l'est, soit Saint-Eustache, Saint-Benoît et Saint-Jérôme. Ils portent l'espoir de posséder un lopin de terre bien à eux, une ferme qui pourrait subvenir aux besoins de leur famille. Certains sont inspirés par les appels du curé Antoine Labelle, qui n'a de cesse de vanter les qualités des territoires sauvages du Nord pour contrer l'exode des Canadiens français vers des États-Unis qui s'industrialisent rapidement.  
 
C'est ainsi que se sont rencontrées dans le canton de Morin deux cultures que la politique et la religion divisaient; d'un côté des royalistes protestants, de l'autre des patriotes catholiques. L'isolement et une terre rocailleuse qui n'offrira que de quoi survivre à ces familles pionnières auront tôt fait de gommer ces différences créant une communauté où les mariages vont sceller leur rapprochement.

Naissance d’une municipalité

Morin Flats 
Source: Archives AHMH 
 
Le canton de Morin est incorporé en 1855. Quatre hameaux voient le jour au fur et à mesure que les lots sont octroyés : Britonville, Leopold, Christieville et Morin Flats. C'est ce dernier noyau villageois qui prévaudra sur les autres et qui deviendra le centre économique de l'ensemble que l'on appelle, depuis 1911, Morin-Heights.

Extrait de
Morin-Heights | L’harmonie, c’est dans notre nature

Morin-Heights | L’harmonie, c’est dans notre nature image circuit

Présenté par : Municipalité de Morin-Heights

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