Atelier du forgeron Ivall

La forge

114, rue Legault

Ce secteur de Christieville a initialement appartenu à la famille Hammond, venue de Mille-Isles. La forge fut construite par Allan Hammond sur la ferme de son père John, avant 1880. Vers 1881, son frère John Hammond la vendit avec 18 acres de terres à John Ivall (1852-1918).

Le forgeron

Margaret Anne Shannon, épouse de John Ivall Sr.

John Ivall, un forgeron de religion protestante eut cinq enfants avec Margaret Anne Shannon (1853-1934) de religion catholique. Les enfants furent baptisés à Saint-Sauveur. Son fils, Robert John (1883-1969), assura la relève à la forge jusque dans les années1950. En 1913, il épousa Jennie Jackson, protestante, avec qui il eut une fille, Veronica Ivall.

Les mariages mixtes n’étaient pas rares dans le canton de Morin, ainsi on retrouve des familles au nom francophone parlant plutôt anglais et de confession protestante et des catholiques au nom anglais parlant une langue ou l’autre et bien souvent les deux. D’une génération à l’autre, la langue parlée à la maison et l’éducation pouvaient ainsi alterner résultant dans un mélange culturel plus favorable à l’harmonie qu’à la confrontation.

John Ivall

Robert John Ivall

«Je suis née à Christieville, en juin 1918. J’étais l’enfant unique de Robert John Ivall, qui était forgeron et musicien reconnu. Ma mère est morte quand j’étais enfant.

Je suis allé à l’école à cheval et en buggy quand j’ai commencé à Morin-Heights. J’ai dû attendre un an pour commencer parce que l’école de Morin-Heights était surpeuplée. Ma mère m’a appris à la maison, alors quand je suis allé à l’école l’année suivante, je suis entrée en deuxième année.

Quand j’étais plus jeune, le village de Christieville était beaucoup plus animé qu’aujourd’hui. Nous avions le magasin Léonard, la scierie Legault qui fabriquait aussi du bois de charpente et la forge de mon père. Là, ils ferraient les chevaux, fabriquaient des roues et mettaient des pneus dessus et ils fabriquaient aussi des chariots et des traîneaux à un moment donné.

Presque tout le monde avait un cheval, certains en avaient plusieurs. Les chevaux étaient des animaux de travail jusque dans les années1950, surtout en hiver, lorsque certaines routes n’étaient ouvertes que pour les traîneaux.»

Veronica Ivall Ward (1918- )

La forge Ivall, en 2012

Photographe: Patrice Marcotte

La boutique de la forge

Photographe: Patrice Marcotte

Mgr. Louis Forget (1915-2002) originaire de Christieville se souvient de la famille Ivall.

«La boutique de forge était tenue par M. Robert John Ivall mais était la propriété conjointe de Robert John et de son frère Oscar Ivall. La boutique existe encore: grande bâtisse rectangulaire, éclairée de beaucoup de fenêtres.»

«Le forgeron du temps pouvait réparer des roues, des voitures, forger des outils ou des instruments en fer, aiguiser des “drills” de forage: mais le plus fort de son travail était de ferrer les chevaux. Quand on se présentait sans rendez-vous avec sa paire de chevaux, on risquait d’attendre son tour pour longtemps... comme à la “confesse”!»

«Oscar Ivall se plaisait avec les “Canadiens” dont il avait appris la langue assez correctement. Sans être un vrai cultivateur, il réussissait à retirer un bon revenu de sa petite ferme et de son étable. Mi-cultivateur, mi-boucher, maréchal sur les bords, hommes d’affaires à ses heures. Oscar prenait le temps de vivre, aimait jaser avec tout le monde. Son originalité, dans ses manières et son langage, attirait l’attention. Oscar Ivall mourut en 1967, à l’âge de 79 ans. Les gens de Christieville parlent encore d’Oscar comme d’une sorte de personnage légendaire.»

Extrait de
Morin-Heights | L’harmonie, c’est dans notre nature

Morin-Heights | L’harmonie, c’est dans notre nature image circuit

Présenté par : Municipalité de Morin-Heights

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