Édifice Bon Pasteur

Là où l'éducation a commencé à Matane


Un terrain chargé d'histoire

Le CLSC de Matane loge dans l’édifice Bon-Pasteur situé sur un terrain chargé d’histoire qui commence vers 1847. À l’époque, Édouard Lacroix, le premier marchand général de la région, y installe son commerce et un cottage anglo-normand en 1855. 


Le couvent du Bon-Pasteur qui précéda le nouvel édifice

À sa retraite, Édouard Lacroix lègue le terrain et la maison à la communauté des Soeurs du Bon-Pasteur qui habitent alors de l’autre côté de la rivière, dans un couvent aménagé où son principal rival logeait et faisait commerce. Il impose donc la condition qu’elles y construisent une école pour servir à l’éducation des jeunes filles de la paroisse Saint-Jérôme, dans les 5 ans.


L'ajout d'un annexe rehaussée au couvent en 1926

Celles-ci vendent donc le cottage au notaire J. Étienne Gagnon qui le déménage pour laisser place au chantier du couvent en 1892. La Ville de Matane devient ensuite propriétaire du cottage, en 1943. 

On construit sur le terrain de M. Lacroix un édifice pouvant accueillir la clientèle féminine de l’époque, où s’ajoutera un cours d’enseignement ménager (en 1912), en sus de l’instruction de base. On y ajoute ensuite une annexe en brique rouge de deux étages hors-sol qui sera ensuite haussée d’un étage supplémentaire.


École normale Bon-Pasteur (aujourd'hui édifice Bon-Pasteur)

L’école normale Bon-Pasteur est construite devant le couvent en 1956 par l’architecte Edgar Courchesne et l'entrepreneur Marcel Fradette. L’édifice au parement de briques à teintes rosées se déploie en un corps principal au fond avec deux ailes latérales. C’est une forme courante dans ce type d’architecture à vocation religieuse et éducative. 

L’ensemble de l’œuvre s’inscrit dans le style dombellotiste. L’école Élémentaire, L’École ménagère régionale, l’institut Familial et enfin l’école Normale servirent à tour de rôle de lieu d’enseignement pour de nombreuses générations de jeunes filles. Elles devinrent, par la suite, mères de famille ou enseignantes affirmant ainsi la vocation de cet édifice d’une grande valeur historique pour les Matanais. L’influence d’un visionnaire aura servi, sur près d’un siècle, à doter la région d’un ressort culturel et social encore visible chez nos gens.

Version textuelle de l'audio

En 1956, y avait-il un style? C’est sans doute le terrain qui est plus chargé d’histoire que l’édifice actuel qui abrite les services du CLSC. C’est là que l’éducation a commencé à Matane. Le premier marchand général Édouard Lacroix y avait son commerce et sa maison qu’il appelait son «cottage». Un beau modèle colonial anglais qu’il légua, à sa mort, ainsi que son bâtiment commercial, aux Sœurs du Bon-Pasteur, à condition qu’elles y construisent un couvent pour l’éducation pour jeunes filles.

Le cottage fut déplacé et servit d’Hôtel de Ville jusqu’en 1968.

L’édifice est en soi un «monument» qui s’inscrit dans l’histoire de l’éducation à Matane. Il y avait l’école normale qui distribuait les brevets d’enseignement aux futures maîtresses d’école, une école d’enseignement ménager pour apprendre aux jeunes filles à tenir une maison… et puis, après, une école pour les garçons, tout de même, mais séparée de l’autre par la rivière. Comme elle était située sur la rue D’Amours, elle porta le nom d’École D’Amours, ce qui faisait dire que Matane était la seule ville au Canada à s’enorgueillir d’avoir une école d’amour dans ses limites.

Mais, nous parlions de l’édifice Bon-Pasteur. Vous noterez le clocheton qui surplombe l’édifice : il signale la présence de la chapelle, située juste en dessous, et dont les vitres colorées inspirent les activités qui se déroulent à l’intérieur.

Extrait de
Circuit patrimonial et touristique de Matane

Circuit patrimonial et touristique de Matane image circuit

Présenté par : Ville de Matane

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