Palais de justice

La Cour


L'incendie

Ce terrain est voué à la justice depuis l’établissement d’une première maison de la cour en 1870. Un incendie rase complètement le premier palais de justice en 1920 et rapidement, le conseil du comté de Matane ordonne sa reconstruction en 1921 sur le même terrain moins en retrait, tel qu’indiqué sur le haut de la tour, au-dessus de l’identification du bâtiment. 

Le plan d’assurance incendie datée de juin 1906 illustre d’ailleurs son emplacement originel avant l’incendie. 


Plan d'assurance incendie

Ce plan d'assurance incendie date de novembre 1950.


L'oeuvre de Paul Rousseau

Son maître d’œuvre, l’architecte Paul Rousseau, prend soin d’appliquer une sorte de brique moins commune sur la façade de l’immeuble de deux étages. Le palais de justice est couvert d’un toit plat dont le rebord est fait d’une corbeille d’entablement massive en tôle. La grande tour centrale, le chaînage décoratif de brique aux quatre coins et les linteaux des ouvertures sont autant de détails architecturaux qui donnent à l’édifice l’allure solennel recherché à l’époque.


Des détails architecturaux d'une inspiration néoclassique

La tour, placée au centre de la façade, domine l’ensemble du bâtiment et contribue à lui conférer un style néoclassique. Massive et chapeautée d’un toit à pavillon, elle supporte un plateau-terrasse sur lequel est fixé le mât de l’édifice d’où l’on aperçoit un drapeau du Québec volant au gré du vent.

Une vaste entrée agrémentée d’un porche à piliers et à fronton triangulaire accueille les visiteurs et chaque fenêtre est rehaussée de linteaux de briques rayonnantes à arc surbaissé.


L'intérieur

À l’intérieur, le recouvrement de métal ouvragé à motifs qui orne le haut des murs et les plafonds du grand hall ajoute à la notoriété de l’édifice. Ayant aussi abrité le bureau d’enregistrement, des voûtes spacieuses contiennent les documents officiels comme le greffe du Tribunal. 

Parmi les nombreux greffiers qui travaillent depuis 1870, notons que de 1910 à 1936 le notaire Joseph-Octave Lebel y occupe un poste de greffier ; il a ainsi connu l’ancien et le nouveau palais de justice.

Version textuelle de l'audio

En 1870, Matane avait déjà sa « Maison de la Cour ». Une des premières manifestations d’organisation sociale, pour ne pas dire de « civilisation », est d’assurer le respect des lois. Or, pour étendre la même Justice sur tout le territoire revendiqué par le régime politique en place – ici, le Québec – il nous faut un lieu reconnu.

L’édifice actuel, qui date de 1920, rappelle le style du Parlement de Québec - avec son clocher central. Et, comme on veut donner au public l’impression de solidité de l’institution judiciaire, on ajoute, à l’entrée, les fameuses colonnes de justice que l’on retrouve aux façades des temples et bâtiments qui veulent afficher leur pouvoir.

Trois ans après la création de la Confédération canadienne, qui confirmait aux provinces l’administration du droit et de la justice, était créée la maison de cour qui deviendra palais de justice en 1920. L’édifice est toujours propriété du Gouvernement du Québec.

Extrait de
Circuit patrimonial et touristique de Matane

Circuit patrimonial et touristique de Matane image circuit

Présenté par : Ville de Matane

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