Complexe Culturel Joseph-Rouleau

Une violoniste à pieds nus


Besoin d'espace, un concept ambitieux

La bibliothèque municipale logeait depuis ses débuts au sous-sol du nouvel hôtel de ville de Matane. Avec une moyenne de cent visites par jour et plus de 100 000 prêts en 1989, le besoin d’expansion est indéniable.


Naissance du projet d’une maison de la culture

L’exiguïté des lieux empêche son développement, tant pour l’enrichissement de sa collection que pour l’adaptation aux exigences d’une bibliothèque moderne. 

De là naît le projet d’une maison de la culture au centre-ville de Matane, un concept englobant la relocalisation de la bibliothèque municipale et l’aménagement d’espaces de production et de diffusion dédiés aux arts visuels, incluant la collection Picher, le tout en plein cœur du centre-ville. L’envergure du projet suscite, chez certain, une grogne considérable et il ne se passe pas une semaine sans que l’hebdo local en trace les péripéties, les partisans favorables au projet y affrontant ceux qui sont contre.

Entre-temps, le plan conçu par la firme Anne Carrier reçoit le prix d’excellence en architecture 1995 et les appuis financiers à la maison de la culture commencent à rentrer. Une corporation à but non lucratif est née des suites d'un référendum s'opposant au projet et prend le relais, appuyé du conseil municipal et de la plupart des organismes du milieu. 

Les travaux débutent en 1998, grâce au financement déjà rattaché au projet initial. La Ville de Matane confirme sa décision d’y loger sa bibliothèque et reçoit l’appui du fonds de solidarité FTQ. 


De maison de la culture à complexe culturel

Le Complexe culturel Joseph-Rouleau, abritant la bibliothèque et la salle multifonctionnelle, est inauguré en 2001. Espace F et la Galerie d’art de Matane s’ajoutent. Les succès obtenus et l’achalandage constaté au fil des ans démontrent la pertinence de cette réalisation. En 2012, on commence même à s’y sentir à l’étroit; c’est tout dire. 


La vitalité culturelle à Matane

Aujourd’hui, le Complexe Culturel bouillonne et transporte avec lui la vitalité culturelle au-delà de son lieu. 

Il transforme le paysage de Matane avec ses expositions en renouvellement sur ses murs vitrés, ajoute une touche de couleur et de lumière lorsque la lumière du jour se fait rare en hiver, intègre de nombreuses œuvres d’art en périphérie, nous transporte au parc Jean-Charles Forbes où l’on peut se servir dans la boite à livre et s’y installer confortablement dans le mobilier où encore à la Promenade des Capitaines pour se balader, livre à la main. 


Architecture de renom

«Inscrit au centre d’un site institutionnel et religieux à caractère fortement patrimonial, le projet s’implante parallèlement à la rivière et permet la création d’un axe sculptural le long duquel se juxtaposent des espaces publics qui sont en relation constante avec le bâtiment et la vie urbaine. 

Le bâtiment affirme sa présence sur les rues qui le bordent par la lecture des activités qu’il abrite. Il s’intègre par un morcèlement de ses volumes, lui permettant d’être davantage à l’échelle des constructions voisines. Le dégagement visuel créé par la place animée encadre le paysage plus que centenaire de l’église Saint-Jérôme et son presbytère.»¹

Sources : Texte de Anne Carrier, Architecte ; Photos de Benoit Lafrance.


Panorama - 360°

Dans l'application mobile, appuyez sur l'image et obtenez une vue exceptionnelle. Cette expérience virtuelle vous permet de découvrir les lieux en 360° pendant que vous pivotez sur vous-même. 

La découverte 360° peut aussi se faire sur le web en sélectionnant l'image, puis en déplaçant la photo 360° à l’aide la souris ou du touché sur l'écran.

Source : Ian Gonthier (Google Map)

Version textuelle de l'audio

Violoniste à pieds nus : Ainsi se nomme l’immeuble de verre qui héberge la bibliothèque municipale, deux galeries d’art, un centre d’artistes…

Il y a des hôtels et des centres de congrès qui baptisent leurs salles du nom soit de leurs évêques, ou de personnalités célèbres.

Ici, les salles portent des noms prestiges des entreprises qui les ont financées : salle Smurfit Stone, bibliothèque Fond de solidarité FTQ… Deux artistes d’origine matanaise y sont évoqués : la basse Joseph Rouleau et la chanteuse Isabelle Boulay.

Joseph Rouleau, célèbre internationalement, est d’origine Matanaise et n’a jamais oublié sa ville et les vieux amis dont il garde un profond souvenir. Mis sous contrat de 6 mois à Coven Garden, à Londres, il y restera trente ans. Longtemps président des Jeunesses Musicales du Canada, il ne pouvait qu’être l’artiste qui laisserait son nom à un lieu culturel de Matane. 

Une exposition permanente de 100 tableaux d’inspiration gaspésienne a été offerte gracieusement à la Ville de Matane par l’artiste de l’académie royale canadienne Claude Picher. 

L’architecture s’est adaptée au paysage : l’ouverture sur le havre de la Rivière Matane à travers les grandes baies vitrées donne un cachet extraordinaire. On se croirait dehors.

Le soir de l’ouverture officielle, une jeune femme se promenait, pieds nus dans l’édifice, en jouant du violon. Elle animait la soirée. 

Cette violoniste était Anne Carrier en personne, l’architecte qui avait remporté le concours d’architecture du bâtiment, avec lequel, d’ailleurs, elle s’est mérité le grand prix canadien d’architecture.

Et un de mes amis de conclure : «Comme quoi les gens de talent en ont souvent dans bien plus d’un domaine!»

Entrez, regardez, écoutez : peut-être entendrez-vous des notes oubliées dans la structure. 

Avec cet édifice, on entre dans le cœur commercial historique de Matane, les maisons ayant pignon sur la rue principale. 

Extrait de
Circuit patrimonial et touristique de Matane

Circuit patrimonial et touristique de Matane image circuit

Présenté par : Ville de Matane

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