Dès 1893, les Pères se mettent à l’œuvre pour bâtir un premier monastère, occupé à partir du 26 novembre de la même année. Autour, le territoire se développe, notamment avec la construction d’un pont et des premières maisons de colons.
Crue des eaux
Chaque printemps, la crue des eaux menace le monastère, situé au pied du coteau, dangereusement près de la rivière. Les eaux atteignent parfois les billes d’épinette soutenant la charpente, reposant à peine un pied au-dessus du niveau de l’eau. Pour contrer ce danger, une digue est érigée en 1899. Malgré des réparations, elle cède le 24 mai 1908 lors du dégel. Le hangar à bois s’effondre aussi, emporté par les eaux.
Étendue des dégâts
Le monastère n’est pas le seul exposé. Grange, porcherie, poulailler, bureau de poste et cordonnerie font partie des dépendances. Heureusement, certains bâtiments sont situés plus loin de la rive, et la chapelle, construite sur une petite colline, échappe aux inondations.
Nouveau monastère
Devant l’ampleur des dégâts et la menace constante de la rivière, les Pères envisagent la construction d’un nouveau monastère, un mille plus haut, débutant dès 1909. Ce troisième monastère, aujourd’hui le CLSC, est inauguré en 1911 et complété d’une église abbatiale en 1935. Construit en briques et en pierre selon les plans de l’architecte Sigouin de Montréal, l’édifice peut désormais accueillir une trentaine de moines, à l’abri des crues printanières.