Le parc de la gare Letellier

Un site commémoratif

C'est ici, parc de la gare Letellier, que se trouvent trois panneaux d’interprétation, l'œuvre La croix des Dubé, une des familles pionnières de Rivière-Ouelle, ainsi que le Marqueur Dubé-Campion qui signale leur terre ancestrale.

La gare, active de 1898 à 1967, servait surtout au transport des marchandises. On peut encore voir au centre du terrain un vestige de l’ancienne structure, un petit rappel du passage du train. 

Source image : La croix des Dubé et le Marqueur Dubé-Campion, Rivière-Ouelle. Photo : Parcours Fil Rouge, 2022


La gare Letellier

Le parc occupe l’emplacement même de l’ancienne gare Letellier, point de départ de la ligne qui menait au quai de la Pointe- aux-Orignaux.

Sur le sol, quelques marques montrent encore où se trouvaient les anciens dormants. Ce sont les seules traces visibles de cette ligne secondaire qui reliait la paroisse au fleuve.

Des marques au sol montrent encore l’emplacement des anciens dormants.

Source image: Extrait « Intercolonial Railway », Plan schewing right of way, as constructed of Branch Line From Rivière-Ouelle to St-Denis wharf, 1904


La croix des Dubé

Au centre du parc se trouve la sculpture, « On reconnait l’arbre à ses fruits », crée en 2015 par l’artiste Émilie Rondeau, résidente de Rivière-Ouelle. Les oiseaux, fabriqués par le ferronnier d’art Étienne Guay, ajoutent une touche vivante à l’ensemble.

La structure reprend la forme de la croix des Dubé, un symbole qui rappelle les racines profondes de la famille Dubé dans la région. 

La croix arbre évoque leurs débuts ici, mais aussi le lien qui se poursuit entre leur histoire et la communauté d’aujourd’hui.

Source image : La croix des Dubé. Photo : Émilie Rondeau, 2015


Le Marqueur Dubé-Campion

Au centre du parc se trouve la sculpture, « On reconnait l’arbre à ses fruits », crée en 2015 par l’artiste Émilie Rondeau, résidente de Rivière-Ouelle. Les oiseaux, fabriqués par le ferronnier d’art Étienne Guay, ajoutent une touche vivante à l’ensemble.

La structure reprend la forme d’une croix transformée en arbre, un symbole simple qui rappelle les racines profondes de la famille Dubé dans la région. 

La croix arbre évoque leurs débuts ici, mais aussi le lien qui se poursuit entre leur histoire et la communauté d’aujourd’hui.

Source image : La croix des Dubé. Photo : Émilie Rondeau, 2015


L'apport d'une congrégation

À droite, dans le parc, deux panneaux d’interprétation du Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle présentent la contribution des sœurs Notre Dame du Perpétuel Secours. Leur présence a longtemps influencé la vie sociale de Rivière Ouelle. 

Les panneaux se trouvent près d’une résidence pour personnes âgées qui, autrefois, était un orphelinat géré par la congrégation.

Source image : Le legs, Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle. Photo : Parcours Fil Rouge, 2022


Une opportunité à saisir

En 1944, Alfred Martin propose d’ouvrir un hospice à Rivière Ouelle. L’idée est acceptée quatre ans plus tard par la congrégation. 

N’ayant pas d’héritiers, Martin souhaite offrir ses biens et sa ferme Saint Just à la communauté religieuse, un geste qui donnera un nouvel élan social au village.

Source image : Maison de la famille Martin, Rivière-Ouelle, 1954. Photo : SHB/Fonds NDPS


La ferme Saint-Just

La ferme Saint Just, bien connue dans la région, se démarque pendant plusieurs décennies.

Elle remporte des médailles de l’Ordre national du mérite agricole en 1922 et 1927, témoignant du sérieux et du savoir-faire des Martin.

Source image : Ferme Saint-Just, mérite agricole en 1922 et 1927. Photo : SHB/Fonds NDPS


Les frères Martin

Alfred Martin, né en 1879 à Rivière Ouelle, est cultivateur. Il épouse Émilie Gagnon en 1903, puis Marie-Louise Leblanc en 1923. 

Il travaille étroitement avec son frère, l’abbé Albert Martin, aumônier à Saint-Damien-de-Buckland. 

En 1952, leur projet d’hospice est présenté à l’évêque Bruno Desrochers, qui préfère plutôt créer un orphelinat.

Source image : Alfred Martin, 1967. Photo : SHB/Fonds NDPS


L’éducation des orphelins

En septembre 1952, l’orphelinat est encore en construction. En attendant son ouverture, l’institutrice Marguerite Chamberland accueille les premiers enfants à l’École Delisle. 

Le tout premier orphelin reçu vient de Saint Eusèbe.

Source image : Orphelinat Saint-Martin, 1958. Photo : SHB/Fonds NDPS


Jean-Marie Roy, l’architecte du Foyer Thérèse-Martin

La tante de Jean Marie Roy fait partie de la congrégation, ce qui permet au jeune architecte d’offrir ses services au début de sa carrière. 

Il réalise plusieurs projets pour les sœurs à Saint-Damien-de-Buckland. En 1962, on lui confie la construction du Foyer Thérèse-Martin, un bâtiment qui marquera durablement le paysage local.

Source image : Construction du Foyer Thérèse-Martin. Photo : SHB/Fonds NDPS


Passeurs de mémoire : Dubé

La famille Dubé occupe une place de choix dans les circuits virtuels Passeurs de mémoire, qui offre un regard inédit sur l’histoire de Rivière-Ouelle.

Écoutez le récit de son arrivée en Nouvelle-France, puis au Kamouraska.

Également disponible

Site externe à BaladoDécouverte :

Explorez  le circuit Dubé sur passeursdememoire.com.

Parcours Fil Rouge vous invite aussi à suivre la trace d’autres familles pionnières du Kamouraska et de la Grande-Anse sur passeursdememoire.com. Des capsules gratuites enrichissent l’expérience des circuits Passeurs de mémoire.


Écoutez l'histoire des Dubé au Kamouraska

Source : Carte du circuit « Passeurs de mémoire Dubé » au Kamouraska

L'histoire des Dubé au Kamouraska (texte de l'audio)

« Un terreau fertile pour des racines profondes … 

Des familles pionnières prennent racine dans la vallée du Saint-Laurent dès le premier quart du XVIIe siècle. D’abord concentrée autour de Québec, la migration touche les deux rives du fleuve et de ses affluents, créant au passage des seigneuries et des paroisses. Plusieurs régions deviennent le berceau de familles dont la nombreuse descendance anime toujours notre société. Peut-être vous-même, des parents, des amis ou des voisins portez ces noms souvent familiers. Avec Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge vous invite à une grande fête de famille dans votre région d’origine.

La Nouvelle-France

Mathurin Dubé, l’un des deux pionniers de Nouvelle-France portant le patronyme Dubé, naît en Vendée vers 1631. Il arrive dans la colonie vers 1663 en tant qu’engagé chez le premier évêque de Québec, François de Laval. Au terme de son engagement, Mathurin s’établit à l’île d’Orléans, sur une terre voisine de celle d’un pionnier kamouraskois : Pierre Michaud ou Michel.

En 1670 à l’île d’Orléans, Mathurin épouse la Normande Marie Campion arrivée dans la colonie comme Fille du roi. En [DG1] 1686, la seigneuresse Marie-Anne Juchereau loue à Mathurin la terre domaniale de la seigneurie de La Pocatière. En 1694, son fils, Mathurin le jeune, reçoit du seigneur de La Bouteillerie une terre à l’Anse-aux-Iroquois qui voisine celle achetée auparavant de Nicolas Cantin. 

Comme d’autres arrivants, Mathurin pourrait avoir été attiré par l’abondance des terres arables ou le potentiel de la pêche et de la chasse pour subvenir à ses besoins. Durant cette période de peuplement, il côtoie des Malécites et des Micmacs qui fréquentent cette partie de la Côte-du-Sud.

Les descendants

Mathurin Dubé et Marie Campion sont les ancêtres de plus de 40 000 descendants en Amérique du Nord, dont plus de la moitié vivent au Québec. Parmi eux, soulignons quelques noms connus tels le médecin et auteur Joseph-Edmond Dubé, les écrivains Jack Kerouac et François Hertel, né Rodolphe Dubé, le dramaturge Marcel Dubé et l’acteur Hugo Dubé. À la fin du XXe siècle, le patronyme Dubé figure au 24e rang des noms de famille du Québec avec environ 22 400 porteurs de ce nom».

Extrait de
Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle

Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle image circuit

Présenté par : Parcours Fil Rouge
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