Depuis le belvédère, on perçoit l’invisible, cette zone où l’eau douce de la rivière rencontre l’eau salée du fleuve sans frontière apparente.
Le panorama ne trace pas une ligne nette, mais révèle par ses teintes changeantes, ses mouvements ondoyants et sa riche biodiversité, transition subtile et vivante entre deux mondes.
On y distingue la lente progression de la salinité, le brassage des eaux et l’habitat singulier qu’ils façonnent ensemble, un écosystème fragile et précieux.
Ici, voir l’invisible devient une expérience, une invitation à contempler la richesse et la fragilité de ce milieu amphibie au-delà des apparences.
L’anguille d’Amérique, migratrice fascinante, remonte ces eaux saumâtres avant de repartir vers la mer.
Et, même à marée basse, quand les vasières disparaissent du regard, le fleuve continue de sculpter ses rivages et d’inspirer la vie des habitants.
Source image : Pêche à l’anguille. Photo : Nicolas Gagnon, Municipalité de Rivière-Ouelle