La vieille serre

Pour l'amour des fleurs: les serres Carl-Camirand


La probable première vieille serre du domaine

Deux religieux prennent la pose devant la serre du domaine Howard en… 1918. Si certains éléments du bâtiment concordent avec ce que l’on sait de la vieille serre, le nombre de trappes d’aération, la longueur de la serre ainsi que la porte d’entrée ne fonctionnent pas avec les photos du lieu prises dans les années 1930 et subséquemment. Ainsi, la vieille serre, probablement construite durant l’aménagement du parc par Frederic Todd (1913-1917), aurait subi un agrandissement (pour doubler de taille environ) au cours des années 1920. Cela expliquerait pourquoi on a longtemps parlé de 1926 comme date de construction!


La vieille serre dans les années 1930

La vieille serre du domaine Howard est souvent qualifiée, à tort, de victorienne. Cela dit, ses qualités esthétiques sont indéniables, tout comme sa valeur patrimoniale. Photo : années 1930.


L’intérieur de la vieille serre

Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout l’espace de la « vieille » serre du domaine Howard est mis à contribution. Les différents plants sont ensuite installés par les jardiniers pour embellir les jardins du site – tant dans les zones publiques que privées –, au fil des saisons. Photo : années 1930.


Vue de la première maison du jardinier et des jardins

Érigée au milieu des années 1910 la première maison du jardinier sera démolie une cinquantaine d’années plus tard. La même année (1968), une seconde maison attitrée au jardinier du domaine sera construite au même emplacement. Photo : années 1950.


Les serres municipales à la fin des années 1950

En 1958, les serres municipales Carl-Camirand et les jardins adjacents ont belle allure.  C’est dix ans plus tard que la maison du jardinier sera démolie et reconstruite. À l’arrière de la vieille serre, on aperçoit le toit de la seconde serre, construite vers 1947.


Une jeune femme dans un jardin du domaine Howard

Dès leur aménagement, les jardins du domaine Howard sont très appréciés par les promeneurs. Les albums de famille regorgent de photographies, comme celle-ci, où l’on pose devant un massif de fleurs. En septembre 1931, cette jeune femme prend la pose parmi des hydrangées.


Vue des serres municipales

Dans les années 1980, on aperçoit la chaufferie (au centre), la vieille serre (à droite) et la “nouvelle” serre (vers 1947). Construite pour suffire à la demande de production horticole de la ville, celle-ci tombe en désuétude au cours des années 2010. Condamnée depuis quelques années et n’ayant aucune valeur patrimoniale et architecturale, elle sera démolie à l’automne 2026.


Texte de la présentation audio

Pour l’amour des fleurs : les serres Carl-Camirand

Non mais, quel site enchanteur, et quelle superbe greenhouse, n’est-ce pas!? Pardonnez-moi ici l’anglicisme… Souvent évoquée comme la serre victorienne du domaine, il faut ici apporter quelques précisions. Tout d’abord, lorsque Frederick G. Todd entreprend l’aménagement du domaine Howard, tout comme lorsque les architectes Audet et Turner dessinent les plans des bâtiments, la période victorienne est terminée depuis déjà plus de deux décennies. Alors non, la première serre du domaine, n’est pas victorienne. Edwardienne peut-être… mais est-ce si important comme étiquette? 

Aussi, même si l’information usuelle de sa construction la situe en 1926 depuis plusieurs décennies, tout porte à croire qu’elle y est antérieure. En effet, dès la fin des années 1910, on retrouve des références à la greenhouse d’Howardene ou de Howard park dans les journaux locaux. Au début des années 1920, c’est la serre et la maison du jardinier qui y sont évoquées. On retrouve aussi plusieurs photographies de gens pausant devant la serre, avant le milieu des années 1920. Toutefois, on s’entend qu’elle est tout aussi importante pour le domaine, qu’elle soit âgée de 100 ou de 110 ans!

En plus de cadrer totalement dans le projet du domaine dans sa globalité, la « vieille » serre possède un lien architectural indéniable avec l’ensemble, notamment avec son solage de pierre qui rappelle distinctement les matériaux des résidences principales.

Pendant environ 25 ans, la production horticole de la serre est utilisée presque exclusivement pour embellir le domaine. En 1940, la Ville de Sherbrooke en fait l’acquisition et y installe les serres municipales. Une seconde serre, perpendiculaire au boulevard de Portland et dépourvue de valeur architecturale, est ajoutée en 1947. Durant des décennies, les installations font l’envie de bien des municipalités et produisent annuellement plus de 100 000 plants divers destinés notamment aux plates-bandes et aux mosaïques du territoire sherbrookois. Un héritage dont aurait sans doute été fière la mère de Charles, Helen Eloïsa Salls Howard.

Extrait de
Howardene | Parcours immersif du Parc du Domaine-Howard

Howardene | Parcours immersif du Parc du Domaine-Howard image circuit

Présenté par : Musée d'histoire de Sherbrooke (MHIST))
Directions

Téléchargez l'application BaladoDécouverte (pour Android et iOS) et accédez au plus vaste réseau francophone d’expériences de visites guidées en Amérique.