Le parc du Champ-de-mars

Des lieux pour s'entraîner et parader


En parade au Champ-de-Mars

Vers 1905, une fanfare militaire et des membres probables du 53rd Sherbrooke Regiment paradent au Champ-de-Mars.


Terrain d’exercice au coin des rues Montréal et William

Vers 1925, 22 soldats du 53rd Sherbrooke Regiment (aujourd’hui The Sherbrooke Hussars) s’entraînent sur le terrain situé au coin des rues William et Montréal, à proximité de leur manège militaire. En arrière-plan, on aperçoit la prison commune de Sherbrooke (communément appelée la prison Winter).


Petite visite au camp de Collinsville

En 1941, Exilia Edmond-Biron, accompagnée de son fils Laurent et d’une autre jeune femme, fait une visite au camp militaire de Collinsville. Le soldat en avant-plan est probablement son mari, Léon Pamphile Biron, et père de Laurent.


On marche!

Les longues marches font partie de l’entraînement militaire. Ici, un groupe de soldats en exercice se déplace sur un site à Farnham, entre 1939 et 1942.


L’exercice Pigeon d’Or 2003

En octobre 2003, des soldats de la 52e Ambulance de campagne de Sherbrooke participent à l’exercice Pigeon d’Or 2003, lequel les met en situation d’urgence dans une zone de guerre fictive. Les réservistes devaient trier, évacuer par hélicoptère et soigner une quarantaine de blessés.


Un char d’assaut au Champ-de-Mars

Bomb, ancien char d’assaut utilisé par le Sherbrooke Fusilier Regiment durant la Deuxième Guerre mondiale, témoignera du passé militaire au Champ-de-Mars durant un demi-siècle avant d’être rapatrié devant le manège militaire de la rue William. Sa présence le long de la rue Queen-Victoria allait de soi, puisque le lieu a servi de parade ground et de terrain d’exercice aux miliciens au XIXe siècle et au début du XXe. Photo : hiver 1987.


Texte de l'audio

Des lieux pour s’entraîner et parader

À regarder l’anneau de course et le terrain de baseball, on oublie facilement que le parc du Champ-de-Mars est à l’origine aménagé pour servir de lieu d’entrainement et de parade à la milice locale.

Même si une première milice est mise sur pied un peu avant 1810, question de maintenir un certain ordre dans le secteur qui en est à ses balbutiements de développement, il faut attendre le milieu des années 1860 pour qu’une première unité officielle soit établie à Sherbrooke, soit le 53rd Sherbrooke Battalion of Infantry, qui deviendra le 53rd Sherbrooke Regiment, puis The Sherbrooke Hussars. Le parc du Champ-de-Mars, à la limite du quartier nord à l’époque, sera alors l’endroit dédié à l’entraînement, mais aussi aux parades officielles devant public, notamment à l’occasion de la fête de la Reine. Toutefois, au fil des décennies, d’autres endroits du secteur sherbrookois serviront à l’entraînement des soldats-citoyens.

Toujours dans le quartier nord, le terrain aujourd’hui occupé par les numéros 300 et 344 de la rue de Montréal, et dont l’arrière donne sur la rue Winter, était jadis utilisé comme lieu d’échauffement par le 53rd Sherbrooke Regiment. Le site était pratique, puisqu’à partir de 1912, l’unité de réserve est installée dans l’ancien palais de justice de la rue William, juste à côté. Les miliciens opteront davantage pour le parc du Champ-de-Mars à partir de 1929, après la construction du MacKinnon Memorial au coin des rues Montréal et William.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, les soldats du Sherbrooke Fusilier Regiment, une unité locale mise sur pied pour la durée du conflit, vont s’entraîner dans la région avant d’être déplacés dans l’Est du pays, puis outre-mer. Dès 1940, le camp 43, rebaptisé camp Lord Sherbrooke, est déployé non loin de la zone de Collinsville. Les installations utilisent alors les terrains dans le secteur des actuelles rues Lisieux et Delorme, dans le quartier ouest. Le lieu est relativement retiré à l’époque, mais près de la rivière Magog et des rails du Canadien Pacifique.

Pour en revenir au parc du Champ-de-Mars, plusieurs se souviennent certainement du char d’assaut qui a longtemps pris place sur la partie Nord-Ouest du lieu. Bomb, de son surnom, est un ancien char d’assaut utilisé par le Sherbrooke Fusilier Regiment durant la Deuxième Guerre mondiale : il est également le seul char canadien à survivre du débarquement de Normandie jusqu’à la fin de la guerre en Allemagne. Durant un demi-siècle, il a témoigné du passé militaire du site avant d’être rapatrié devant le manège militaire de la rue William au début des années 2010.

Extrait de
L’héritage militaire de Sherbrooke | Audioguide gratuit

L’héritage militaire de Sherbrooke | Audioguide gratuit image circuit
Présenté par : Musée d'histoire de Sherbrooke (MHIST))
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