La Maison Ludger-Gagnon

Maison Ludger-Gagnon

Source photo: Société d'histoire. Les particularités architecturales de ce bâtiment lui ont valu une représentation sur une carte postale des années 1920.


Maison Ludger-Gagnon

La rue Saint-Jean-Baptiste et la maison Ludger-Gagnon dans les années 1940. La pharmacie et le bâtiment sont à cette époque devenus la propriété de Charles Bergeron.


Maison Ludger-Gagnon

Avant 1916, le sellier J-H Fortier tenait boutique à l'endroit actuel de la Maison Ludger-Gagnon


97, rue Saint-Jean-Baptiste Ouest

Cette maison a été construite en mai 1916 et peut-être selon les plans de l’architecte lévisien Lorenzo Auger. Elle se situe dans la partie la plus urbanisée de Montmagny.

Ce bâtiment répondait parfaitement au besoin de son propriétaire qui comptait y exploiter une pharmacie et y loger à l’étage. Son architecture étonnante est difficile à qualifier. L’éclectisme est omniprésent. Il s’agit d’un petit édifice en briques rouges de type vernaculaire américain où une influence néogothique est révélée par une remarquable fenestration. Elle a subi plusieurs modifications au cours des années. La façade au niveau du rez-de-chaussée a été transformée. Un revêtement d’aluminium a recouvert pour un temps une partie du mur. Les fenêtres gothiques ont été retirées pour faire place à une vitrine.

L'édifice s’élève sur le site de l’ancienne boutique du sellier J. H. Fortier. En mai 1916, le docteur Joseph-Ludger Gagnon fit enlever cet atelier pour construire l’édifice actuel de la pharmacie. Il a certainement demandé à un architecte de dessiner les plans, car le dessin architectural de l’ensemble a été reproduit sur une carte postale datant possiblement de 1916. À cette époque, ce médecin tire son épingle du jeu malgré une faillite survenue en 1923. Vendue à l’enchère, sa maison passe aux mains de l’architecte de Lévis Lorenzo Auger (1879-1942). Gagnon réussit toutefois à récupérer cette maison en 1925, mais il doit la revendre deux ans plus tard à Antoine Bélanger, un médecin de Saint-Aubert. Quittant Montmagny pour Québec, Gagnon décide alors de se faire construire un laboratoire et un garage, rue Laval, selon les plans de Lorenzo Auger. Il fait donc une tentative dans la production et la commercialisation de médicaments contre la grippe, la faiblesse, l’anémie et les maux appelés « Remèdes Faguet ».  L’entreprise semble connaître le succès. Gagnon rachète sa maison à Montmagny. Il y ouvre sa fabrique d’élixirs qui permet alors de fabriquer cinq variétés de remèdes. Après son décès, l’immeuble passe aux mains du pharmacien de Québec Charles A Bergeron, en 1941, puis à Denys Thibault en 1968.
 



Extrait de
Au cœur du Vieux-Montmagny, histoire et architecture

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