La Maison Charles-Poliquin

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La Maison Charles-Poliquin

Source photo: Société d'histoire. Membres des Chevaliers de Colomb posant devant la Maison Charles-Poliquin lors d'un congrès tenu à Montmagny dans les années 1940. Remarquez l'absence d'escalier menant à la galerie


90, rue Saint-Thomas

Cette maison a probablement été construite au début des années 1890 par le marchand Charles Poliquin. Étant donné le coût important que pouvait nécessiter cette résidence, celui-ci ne l’a peut-être pas conservé longtemps. Elle se situe sur une rue appelée à développer une certaine vocation commerciale à Montmagny laquelle comprend plusieurs maisons s’inspirant du style second-empire.


Les caractéristiques de cette maison correspondent de façon générale au style second-empire. Le toit mansardé se termine par un petit larmier orné de modillons. Ornée de fenêtres cintrées, la tour en pierre ajoute une grande massivité à l’ensemble. Celle-ci est flanquée par une galerie reposant sur d’imposants pilastres et par deux escaliers tournés. Certains éléments de l’ornementation tel que le fronton et les lucarnes donnent un éclectisme quais victorien à l’ensemble.

On ne connaît pas trop les liens unissant Charles Poliquin à cette maison. Toutefois, dans les documents d’enregistrement de ce lot, il est question d’une bâtisse à assurer sur une propriété appartenant à Charles Poliquin. Il est certain toutefois que le Séminaire de Québec en prend possession, mais pour la revendre à Philippe-Auguste Choquette (1854-1948) en 1890. Celui-ci entreprend une brillante carrière d’avocat à Montmagny. Il sera député libéral aux Communes en 1887, 1891 et 1896. Celui-ci possède ce bâtiment jusqu’en 1906. Il y aurait peut-être habité ou même exercé sa profession, car l’année suivante il s’achète une nouvelle maison rue Saint-Joseph. À cette époque, Choquette fait beaucoup de politique et de spéculation immobilière.

Il vendra ce bâtiment à Dame Milla Blais en 1906. Celle-ci la revend aussitôt la maison à Joseph-Gaudiose Paradis (1860-1924). Ancien médecin à Saint-Gervais, dans Bellechasse, Paradis s’établit à Montmagny et pratique comme médecin. Ami de Choquette, il se fait surtout connaître comme musicien, organiste à l’église Saint-Thomas et directeur de l’Harmonie de Montmagny.

Parmi les propriétaires de cette maison, mentionnons également Joseph Prévost qui se fait connaître comme fabriquant d’eaux gazeuses dans les années 1930. Celui-ci embouteille alors le Ginger Ale, le Creme Soda, l’eau minérale et un breuvage appelé cidre, probablement du jus de pommes.
 

Auguste Choquette

Parmi les propriétaires de cette charmante demeure, on compte l'homme politique et juge Auguste Choquette.