La Maison Maxime-Dubé

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La Maison Maxime-Dubé

La maison Maxime-Dubé est un bel exemple de la maison artisan. Elle a connu plusieurs occupations.

La Maison Maxime-Dubé

Source photo: Société d'histoire. La Maison Maxime-Dubé, tel qu'illustrée sur une carte de 1876. Elle fait alors partie d'un ensemble de deux bâtiments. Son toit «à la française» a depuis été substitué par un toit mansardé.


Après la rénovation

La Maison Maxime-Dubé aujourd'hui. Elle est un bel exemple d'une rénovation réussie.

100, rue Saint-Thomas

Cette maison a été construite avant 1877, puisqu’elle se retrouve sur une carte illustrée en 1876. En effet, on la reconnait, mais elle a un toit à deux versants. Elle fait de plus partie d’un ensemble de deux maisons séparées par un hangar pouvant servir de magasin.

Bel exemple d’une maison artisan, son toit a été modifié pour adopter le style Second empire, comme ce fut le cas pour plusieurs bâtiments à Montmagny. Avec son toit mansardé recouvert de tôle à la canadienne et ses deux étages, cet édifice possède un bel équilibre par ses ouvertures ornées de moulures appelées " virgule de Montmagny". Récemment rénovés à partir de photographies, le rez-de-chaussée et sa vitrine reflètent l’ancienne fonction commerciale du bâtiment. Toutefois, des annexes abondamment vitrées ont été ajoutées à l’arrière et un portique plus en retrait à l’est.

Le ferblantier Maxime Dubé et son épouse Sophie Amabilis Fitzbacken sont les plus anciens occupants et propriétaires connus de cette maison. Acquise du shérif de Montmagny et vendue à Dubé en 1877, elle apparaît clairement dans les actes notariés, car on mentionne ses deux étages. Dans les décennies suivantes, elle passe aux mains du marchand Jean-B, Alfred Lépine et du cultivateur Jean-Baptiste Côté. En 1888, elle est achetée par l’orfèvre et bijoutier Amédée Côté. Occupant la partie résidentielle, celui-ci établit probablement au rez-de-chaussée sa boutique et son atelier. La présence de cet artisan est un signe que la ville s’urbanise et que la richesse de ses habitants augmente. Les locaux qu’il dispose lui permettent même d’accueillir la première presse du journal Le Peuple de sa création en 1900 jusqu’en 1924. De fait, le bijoutier accepte d’y loger l’un des premiers bureaux de la première caisse populaire Desjardins de Montmagny dans les années 1910. Les bureaux de cette caisse déménagèrent plus tard dans la maison des notaires Hébert, rue de la Gare.

Si ce n'est déjà fait, nous vous invintons maintenant à faire l'écoute de la trame sonore reliée à ce point d'intérêt, afin de prendre connaissance des options de parcours qui s'offrent à vous à cette étape de votre visite.