La Maison Pierre-Boisseau

La Maison Pierre-Boisseau

Cette maison a probablement été construite dans les années 1770. L’examen de ses côtés montre clairement des signes qu’elle a été élevée avant 1800. Elle a subi plusieurs modifications importantes au cours des ans. Au XVIIIe siècle, elle possédait un toit à deux versants fort inclinés semblable à celui de la Maison Donald-MacKinnon, rue Saint-Joseph. Sir la photo: la Maison Pierre-Boisseau au début des années 1950.

Illustration d'époque

La Maison Pierre-Boisseau tel qu'elle apparaissait sur une carte illustrée en 1876 avec son toit à pente raide et son étage et demie.

115, rue Saint-Louis

Une élévation de la toiture, sans doute réalisée au tournant du XXe siècle, lui a donnée son allure actuelle en plus de lui permettre de remplir plusieurs fonctions au cours des décennies. Avec sa galerie ornée de consoles et son avant-corps vitré qui la surmonte, l’ensemble est bien équilibré en façade. À l’arrière, des ajouts ont été faits pour répondre à la fonction actuelle du bâtiment comme salon funéraire.

Le plus ancien propriétaire connu de cette maison est le marchand de Québec Pierre Boisseau (1796-1869). Celui-ci est d’ailleurs célèbre pour avoir suscité le développement du quartier Saint-Sauveur qu’il se plaisait à nommer Boisseauville. Il a probablement hérité de cette maison par son père Nicolas-Gaspard Boisseau (1765-1842), notaire établi à Saint-Thomas depuis 1799. Louée de 1842 à 1847 au médecin et ancien seigneur Antoine-Gaspard Couillard, cette vaste résidence a également servi comme petit hôtel dans les années 1850, désigné sous le nom d’Hôtel Mercier. Plusieurs personnalités importantes ont acquis cette maison. Le juge Joseph-Noel Bossé  (1807-1881) l’a habité dans les années 1870 alors qu’il était juge pour le district judiciaire de Montmagny. Le médecin Joseph-Benjamin Blouin, l'a habité en 1882. Passant aux mains de l’entrepreneur de pompes funèbres Bonaventure Moreau de La Pocatière, en 1927, de l’industriel de Saint-André-de-Kamouraska Charles A.R. Desjardins en 1929, elle est cependant reprise par la veuve du docteur Blouin en 1932. Elle sera la propriété du médecin dentiste de Québec Wilfrid J. Leahy en 1937 et enfin du réparateur de bicyclettes Albert Blais en 1943. En 1958, l’entrepreneur de pompes funèbres Laurent Normand l’acquiert pour la transformer en salon funéraire.

Rendez-vous maintenant à la Maison Louis-Henri Blais sise au 131, rue Saint-Louis.
 



Extrait de
Au cœur du Vieux-Montmagny, histoire et architecture

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