La Pointe-aux-Anglais

Embarquement d'un pilote au Bic

Dès les débuts du Régime français, le Bic est un havre servant d'escale aux navires qui remontent le Saint-Laurent.

En 1763, les Britanniques adoptent plusieurs lois et règlements sur la navigation et ouvrent les deux premières stations officielles de pilotage du Saint-Laurent, l’une à l'Île du Bic et l'autre à l'Île-aux-Coudres. À chacun de ces postes, une dizaine de pilotes formés y attendent les navires qu'ils doivent diriger. Leur profession devient vite essentielle à la sécurité sur le fleuve. En effet, le secteur du Bic est le lieu de plusieurs tragédies maritimes : plus de 20 épaves s’y sont échouées entre 1600 et 1900. La station du Bic est transférée à Pointe-au-Père en 1905 puis aux Escoumins au début des années 1960.

Photo : UQAR - Archives régionales Collection de la Société d'histoire du Bas-Saint-Laurent - Collection régionale de photographies (UQAR-79-02-8.6)

Grand voilier et battures, Pointe-aux-Anglais, 1901

Les premiers pilotes demeurent sur l'Île du Bic durant la saison de navigation et dès 1750, ils s'installent sur le continent pour y passer la saison froide. C'est donc sur la pointe du Vieux Bic, aujourd'hui Pointe-aux-Anglais, et au cap à l'Orignal, dans le Parc du Bic actuel, qu'ils établiront leurs premières petites fermes où vivront leurs familles. Il s'agit là des premières habitations permanentes du Bic.

Photo : Comité du patrimoine naturel et culturel du Bic

Goélette dans la Baie du Bic

Durant plusieurs années, le Bic connaît une grande activité portuaire en plus de servir de chantier de construction navale. De nombreuses goélettes y passent, transportant le bois, les marchandises et les passagers voyageant le long du Saint-Laurent.

Photo : Comité du patrimoine naturel et culturel du Bic


Maisons de villégiature

Au XIXe et XXe siècle, la pointe aux Anglais est le témoin de l'importance du Bic comme lieu de villégiature prisé par l'élite anglophone. Celle-ci cherche à fuir les grandes villes durant la saison estivale, alors que la chaleur accablante et la pollution peuvent avoir de graves conséquences sur la santé des jeunes enfants.

Photo : Comité du patrimoine naturel et culturel du Bic


Jeu de croquet, vers 1920

Cette photo représente une famille jouant au croquet devant la Maison Bayfield, à Pointe-aux-Anglais, depuis agrandie mais toujours bien reconnaissable.

Photo : Comité du patrimoine naturel et culturel du Bic
 


Ile au Massacre

De la pointe aux Anglais, à marée basse, il est possible de se rendre sur l'Île au Massacre pour y admirer le point de vue sur l'estuaire et la Côte-Nord. Sur la pointe de l'île, vous y découvrirez une grotte riche en légendes. C'est d'ailleurs de l'une d'entre elles que l’on s'inspira pour donner le nom à cette île...

Photo : SADC de la Neigette
 


La légende de l'Île au Massacre

Vers les années 1500, un peuple d'amérindiens nomades, les Micmacs, vivaient dans la région du Bas-Saint-Laurent. En route vers la Gaspésie, une cinquantaine de familles Micmacs décidèrent d'arrêter dans la baie du Bic pour s’y reposer quelques temps. Un mois plus tard environ, deux jeunes Micmacs arrivèrent à la course pour avertir les autres que leurs ennemis, les Iroquois, étaient à leur poursuite. Le cri d'alarme fut lancé. La tribu connaissait l'existence d'une grotte sur l'un des îlots de la baie où pouvaient se réfugier quelques centaines de personnes. Ils allèrent donc s'y cacher et construisirent un mur de branches pour se protéger de leurs ennemis. Malheureusement, ceux-ci les découvrirent quand même et mirent le feu aux branches pour faire sortir les Micmacs de leur cachette. Le massacre commença et les flèches arrivèrent de partout. Les Micmacs se défendirent de leur mieux, mais les Iroquois, beaucoup plus nombreux, les tuèrent presque tous. Cinq Micmacs seulement échappèrent au massacre. Longtemps après, racontent les conteurs de la région, on a vu les fantômes des massacrés errer le soir autour de l'île et mêler leurs gémissements au bruit de la mer.

Sources : - www.lebic.net/bmassac.html
-Comité du patrimoine naturel et culturel du Bic; FORTIN, Jean-Charles. "Le Bas-du-Fleuve et le tourisme de villégiature", Encyclobec, [En ligne], 2003, [http://www.encyclobec.ca/main.php?docid=264] (31 mai 2013); http://grandquebec.com/bas-saint-laurent/ile-du-bic/





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Rimouski-Neigette | Circuit Ouest | Berges et blés dorés

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