Villa Ross et Presbyterian Church

La villa Ross

La villa Ross.

Ce terrain étroit et rocailleux, qui borde la falaise, n’offre aucun intérêt pour l’agriculture, mais il est idéal pour des citadins en quête d’une percée sur le fleuve et d’un accès au rivage.  Monsieur John Ross l’acheta du cultivateur Chrysologue Pelletier, en 1865, pour s’y faire construire une imposante résidence d’été.  Monsieur Ross était propriétaire de la John Ross and Co., une compagnie québécoise fort prospère spécialisée dans le commerce du bois.  Cette villa de style néogothique logea la famille Ross pendant 37 ans.

Source photo:
Gravure d’Edward Jump, 1872 (Carte #22, Cacouna Illustré, 2001)


La villa Ross et ses pignons

La villa Ross et ses pignons.

À cause de l’emplacement et de la configuration du terrain, monsieur Ross opta pour un bâtiment en hauteur comportant plusieurs ailes couvertes de toits à pente raide.  Les nombreux pignons sont ornés de consoles de bois et leurs arêtes, de fleurons pointus.

Source photo:
Coll. Louise Létourneau


St. Andrew Presbyterian Church

St. Andrew Presbyterian Church.

Fervent  presbytérien, tout comme les Cook, Allan, Mackay, etc., monsieur Ross chargea André Gingras de construire une église pour accueillir villégiateurs et touristes.  À l’automne 1869, l’entrepreneur de Québec chargeait le bois nécessaire sur des goélettes.  Une douzaine d’années plus tard, l’église fut cédée à la St. Andrew’s Church de Québec.  Le départ de nombreuses familles anglophones en entraîna la fermeture en 1951 et la démolition peu de temps après.

Source photo:
Coll. Yvan Roy
Dessin d'Eugene Haberer, détail d’un dépliant publicitaire du St. Lawrence Hall, 1901, coll. Musée du Château Ramezay, Montréal


Hôtel Pingouin

Hôtel Pingouin.

Quarante ans plus tard, la villa qui avait alors 77 ans fut transformée en hôtel et entourée de petits chalets.  Jusqu’en 1970, monsieur Ernest Larouche puis la famille Létourneau y accueillirent des vacanciers qui faisaient le tour de la Gaspésie.

Source photo:
Carte postale, coll. Louise Létourneau


Café le Pingouin, vers 1945

Café le Pingouin (Au Fleuve d’Argent), vers 1945.

Au sud de la route, l’hôtelier Ernest Larouche fit construire un restaurant. En fin d’après-midi ou en début de soirée, les voyageurs s’y arrêtaient pour louer une des quinze chambres ou cabines. Une fois installés, ces derniers traversaient la rue pour se rendre au Café le Pingouin. Ils y profitaient d’un bon repas ou d’un lunch en soirée.

Source photo:
Carte postale, coll. Yves Lebel


Cabines Pingouin d'Ernest Larouche

Cabines Pingouin d’Ernest Larouche.

Avant de regagner leurs chalets, les clients admiraient la beauté du fleuve et des montagnes, dans les lueurs du soleil couchant.  Ce point de vue exceptionnel amena le propriétaire à changer le nom de son commerce pour celui de: Au Fleuve d’Argent.

Source photo:
Carte postale, coll. Yves Lebel




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