L'Hôtel St. Lawrence Hall

Hôtel St. Lawrence Hall, vers 1900

La façade de l’hôtel St. Lawrence Hall, vers 1900.

L’hôtelier Hugh O’Neill de Québec fit construire, en 1863, un hôtel imposant, en forme de «L».  Le St. George’s Hotel, rebaptisé le St. Lawrence Hall quatre ans plus tard, devint vite populaire et on dut l’agrandir à deux reprises.  Rien n’avait été oublié pour le plaisir des hôtes; grande salle de bal, salon pour les dames, boutique d’artisanat, salle de quilles et, pour les hommes, un fumoir, un salon de barbier, un poste télégraphique et une salle de billard.

Source photo:
Archives nationales du Québec, Fonds Livernois (P560, S1, P353)


Illustration d'Eugene Haberer, détail

L’hôtel St. Lawrence Hall.

Les différents propriétaires en mettaient plein la vue dans les journaux et documents publicitaires, ajoutant même un troisième étage à l’hôtel pour lui donner une allure plus prestigieuse.

Source photo:
Dessin d'Eugene Haberer, détail d’un dépliant publicitaire du St. Lawrence Hall, 1901, coll. Musée du Château Ramezay (Carte #17, Cacouna Illustré, 2001)


Entrée principale du St. Lawrence Hall, vers 1900

Entrée principale de l’hôtel St. Lawrence Hall, vers 1900.

En 1871, 600 clients s’entassaient dans 400 chambres de l’établissement.  Par souci de confort, on modifia les divisions et, en 1890, l’hôtel ne comptait plus que 121 chambres et 8 suites et pouvait accueillir 300 personnes.

Source photo:
Archives Nationales du Québec, Fonds Livernois (P560, S1, P350)


Le St. Lawrence Hall vu du fleuve

Le St. Lawrence Hall vu du fleuve.

Les belles plages, l'eau salée, l'air vivifiant et la nature exerçaient un attrait irrésistible en cette période romantique.  Les riches citadins canadiens et américains n'hésitaient pas à parcourir de grandes distances, à bord des navires de la ligne du Saguenay ou des wagons de la compagnie du Grand Trunk, pour venir goûter aux plaisirs de Cacouna et du St. Lawrence Hall.

Source photo:
Artiste inconnu,1879, dessin tiré du dépliant publicitaire du St. Lawrence Hall, 1901, coll. Musée du Château Ramezay (Carte #25, Cacouna Illustré, 2001)


Rendez-vous des célébrités

Rendez-vous des célébrités.

Au St. Lawrence Hall, le client était roi... ou presque.  Pour mousser la popularité de l'établissement, les gérants publiaient la liste des hôtes dans les journaux.  Ils soulignèrent notamment la présence du prince Arthur d'Angleterre, de plusieurs gouverneurs-généraux du Canada, dont Sir John Young et Lord Dufferin, et de nombreux politiciens comme l'Honorable John A. McDonald et Sir Georges Étienne Cartier.

Source photo:
Gravure d’Edward Jump,1872 (Carte #36, Cacouna Illustré, 2001)


Une journée de pluie au St. Lawrence Hall

Une journée de pluie au St. Lawrence Hall.

Après avoir déjeuné au son des violons, les clients consultaient le programme de la soirée pour savoir quel opéra italien serait joué.  Les hommes se rendaient ensuite au fumoir, chez le barbier, au poste télégraphique ou au billard, tandis que les femmes allaient vers le salon, la boutique d'artisanat ou la salle de quilles.  Rien n'avait été oublié pour le plaisir des hôtes.

Source photo:
Gravure d’Edward Jump,1872 (Carte #32, Cacouna Illustré, 2001)


Les dames jouant aux quilles

Les dames jouant aux quilles.

Les belles dames participaient aux tournois de quilles organisés dans le sous-sol du grand hôtel.  Oubliant robes et jupons, aussi lourds qu'encombrants, elles lançaient leurs boules et comptaient des points.  Sur les deux allées, on ne rivalisait pas seulement d'adresse, mais aussi d'élégance avec le dernier cri de la mode parisienne.

Source photo:
Gravure d’Edward Jump, 1872, coll. The Parsonage, Cacouna (Carte #33, Cacouna Illustré, 2001)
Photo: Allées de quilles du St. Lawrence Hall, Archives Nationales du Québec, Fonds Livernois (P560, S1, P360)


Les activités de plein-air

Les activités de plein-air.

Au tournant du XIXe siècle, Cacouna rivalisait avec les autres stations balnéaires québécoises et américaines.  En plus de se baigner, les ladies et les gentlemen  jouaient au croquet, au cricket, au tennis et au golf.  Ils s'adonnaient aussi au tir à l'arc et faisaient des randonnées à cheval, en voiture, en canot ou à bicyclette.

Source photo:
Tir à l’arc, artiste inconnu et cricket, C. Kendrick, 1872 (Carte #27, Cacouna Illustré, 2001)


La fin de semaine des activités sportives

La fin de semaine des activités sportives.

À la fin des compétitions, on remettait les médailles sur le parterre du St. Lawrence Hall.  Au son des cuivres et sous le regard des distingués clients et autres villégiateurs, on soulignait les exploits des adultes au tennis, à l'athlétisme et aux courses de chevaux et ceux des jeunes, filles et garçons, aux diverses courses de sacs, cercles de baril, etc.

Source photo:
Gravure d’Edward Jump, 1872, gravure coloriée à la main, coll. Mrs. Hugh Welsford (Carte #31, Cacouna Illustré, 2001)
Médailles originales des compétitions de 1894 au St. Lawrence Hall, coll. Mrs. Ann Shapman


Incendie à Cacouna

Incendie à Cacouna, le 26 août 1903.

Cette imposante bâtisse de bois fut rasée par le feu en 1903.  Neuf ans plus tard, un homme d’affaires de Québec, Frank W. Ross, se faisait construire un élégant cottage sur le terrain devenu vacant.

Source photo:
Le dernier «Guest Book» de l’hôtel, sauvé des flammes et ouvert, ici, à la page précédant l’incendie. Photo: Yvan Roy, coll. Larry Peck
Encart: journal Le Soleil, jeudi 27 août 1903


Arthur Buies, journaliste et écrivain, 1840-1901

Arthur Buies, journaliste et écrivain, 1840-1901

«L’habitant du Saint Lawrence Hall est un dieu et il n’a pas le temps d’avoir un désir. Pour égayer les repas et faciliter la digestion troublée par le surcroît d’appétit qu’apporte l’air vif de la campagne, des musiciens loués pour la saison font entendre les sons de la harpe, du violon et de la flûte, et cela au déjeuner, au lunch, au dîner, au souper. Je suis arrivé ici au son des fanfares, comme un triomphateur; la valse, la valse joyeuse, toujours amoureuse, éclatait dans les airs; …» Tiré de: Arthur Buies - Petites chroniques du Bas-du-Fleuve, Éditions Trois-Pistoles, 2003, p.30




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