Maison ancestrale des Saindon

Premier groupe d’Acadiens, 1758

Vue aérienne actuelle de Gros-Cacouna partie est, lieu d’installation temporaire des premiers arrivants, et des terres avoisinantes.
 
Afin d’échapper à la déportation, des familles acadiennes, fuyant leurs villages, parcoururent de grandes distances en forêt avant d’atteindre les rives du fleuve Saint-Laurent. Arrivé vers la fin de l’année 1758, un premier groupe s’installa pour l’hiver dans les cabanes des pêcheurs de l’isle de Cacona, puis ces familles continuèrent leur route.
 
Source photo: Yvan Roy, 2004

Les Saindon s’établissent, 1763

Cette maquette présente la localisation des premières familles (1763). Il s'agit d'un plan de la seigneurie de rivière du Loup.
 
En 1763, les Saindon, les Godin, les Bergeron et les Guichard prirent le même chemin d’exil que les premières familles acadiennes déportées. Ils s’arrêtèrent au même endroit et décidèrent de s’y établir. D’abord, ces «squatters» se construisirent des abris temporaires avant d’obtenir des terres dans la seigneurie LeParc.
 
En face de l’isle de Cacona (Gros-Cacouna), les berges furent donc les premières terres à être défrichées. En 1765, l’Acadien Michel Saindon se fit allouer par Isaac Warden, représentant du seigneur de la rivière du Loup, une concession de onze arpents de front sur quarante arpents en profondeur à partir du fleuve.
 
Source photo: Détail d’une carte de Pierre Lambert. Plan de la seigneurie de rivière du Loup, 1830.  Archives de l’arpentage, Ministère de l’Énergie et des ressources du Québec

Marchand, arpenteur et notaire

Demeure construite par l’Acadien Michel Saindon, premier notaire de la région. 
 
Après son installation, Michel Saindon exerça le métier de marchand et d’arpenteur, mais surtout celui de notaire pour le territoire s’étendant de Kamouraska à Rimouski. Entre 1769 et 1780, il rédigea près de 600 contrats pour les premiers habitants. À son décès en 1780, la moitié de sa concession et sa demeure passèrent à son fils Jean et, à partir de 1789, cette dernière servit de maison-chapelle jusqu’à la construction de la première église en 1809. Ayant été construite sur le sentier longeant les battures, la maison fut débâtie et sa longueur réduite pour être finalement relogée sur la côte vers 1795.
 
Source photo: Tirée du livre de Laurent Saindon, Histoire et Généalogie de la famille Saindon d’Amérique du Nord, Tome 1 histoire, p. 85

Saindon et Sirois sur 7 générations

La maison des Saindon après son déplacement. Sur la galerie, l’agriculteur Émile Sirois avec sa famille et la parenté, vers 1930.
 
Le premier chemin Royal a été tracé officiellement en 1798 et relocalisé en 1844 pour devenir le chemin des Côtes. Entre-temps, la demeure des Saindon a été déplacée à nouveau le long du chemin des Côtes (aujourd’hui la rue du Patrimoine). Au cours des années, cette maison abrita trois générations de Saindon. Après le mariage de Suzanne, fille unique de Jean Saindon, avec Jean-François, fils du capitaine de milice Pierre Sirois, cinq générations de la famille Sirois s’y succédèrent.
 
Source photo: Coll. Sylvie Michaud



Extrait de
Le Cacouna maritime et ses lieux-dits

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