Le jeune Émile à Cacouna House

Voyez le circuit Sur les traces de Nelligan via l'application BaladoDécouverte gratuite pour Android et iPhone/iPad

Premier logis

Centre du village vu du clocher de l’église Saint-Georges avec l’hôtel Cacouna House, sur la gauche, 1929, et façade de l’hôtel dans la première moitié du XXe siècle.

La famille Nelligan louait dans les années 1880 un logis à l’hôtel Cacouna House.  C’était une auberge accueillante avec un rez-de-chaussée, deux étages, une clôture et un perron, située au cœur du village, pas loin de la rue de l’Église et presqu’en face de l’hôtel Mansion House (aujourd’hui Place Saint-Georges), non loin du magasin général de Joseph Sirois.  La famille Nelligan occupait un logement au premier étage.

Source photo :
Cartes postales «Rivard Series», éditeur et Ramsey & Co., éditeur, coll. Richard Michaud
 


De la terre à la mer

De la terre à la mer, un espace de liberté…

Plusieurs fois par jour, Émile passait par le champ du fermier Michaud (en face de Cacouna House), regardait son petit «fournil», tapotait le cou d’un cheval et faisait parfois la route avec Ulric pour cueillir le poisson retenu dans les «coffres» des pêches à fascines.

Source photo :
Carte postale photographique, coll. Richard Michaud
 


Le petit hameau

Village de Cacouna, hameau sur les côtes, vu du large au début du XXe siècle.

«Or voici que verdoie un hameau sur les côtes».
Paysage rustique… joie juvénile qui s’inscrit authentiquement dans un tourbillon de souvenirs.

« Les deux derniers vers du poème «Petit Hameau» confirment cet état d’âme avec une pointe de tristesse :
«Je vous bénis. Que la joie habite à vos portes
En campagne, ô ces soirs de primes feuilles mortes!» »
(Paul Wyczynski, dans Nelligan à Cacouna, p.66)

Source photo:
Carte postale «Rivard Series», éditeur, coll. Richard Michaud
 


« Petit Hameau »


« Petit Hameau »


Or voici que verdoie un hameau sur les côtes
Plein de houx, orgueilleux de ses misères hautes.

Des bergers s’étonnant contemplent dans la plaine,
Et mon cheval qui sue à la hauteur se traîne.

Pour y vivre l’Octobre et ses paix pastorales
Je vous apporte, ô Pan, mes lyres vespérales.

Les bœufs sont vite entrés. Ils meuglent dans l’étable,
Et la soupe qui fume a réjoui ma table.

Que vous êtes heureux, hommes bons des campagnes,
Loin du faubourg qui pue et des clameurs de bagnes.

Je vous bénis. Que la joie habite à vos portes,
En campagne, ô ces soirs de feuilles mortes !